jeudi 27 janvier 2011

Salle Prince Alexandre

Photos : Valentin Dupont
Photo : Commune de Waterloo

Afin de commémorer le décès de son époux, la princesse Léa de Belgique a mis sur pied une exposition temporaire consacrée au prince Alexandre, décédé le 29 novembre 2009. La Maison du Tourisme de Waterloo a été choisie pour abriter cette Salle Prince Alexandre. Quoi de plus normal pour un lieu qui accueille également la reconstitution du bureau du roi Léopold III.

C'est un portrait intimiste qui nous y est livré avec des photos, des lettres échangées entre le prince, enfant, et ses parents ou son grand frère Baudouin en voyage aux Etats-Unis, des tenues spécifiques (comme celle portée en tant que page lors du mariage de sa demi-sœur Joséphine-Charlotte avec le prince héritier Jean de Luxembourg en 1953), des dessins, un bulletin scolaire, et tant d'autres souvenirs.

Voici ce qu'a déclaré la princesse dans la presse :
"Cette exposition, c’est un clin d’œil, certes modeste, à Alexandre. Vous savez, quand vous perdez un être cher, soit vous vous lancez dans le travail, soit vous faites une dépression. J’ai choisi la première formule. Je ne permettrai jamais qu’on oublie mon mari. Il a été tellement discret. Il doit rester gravé dans notre mémoire. J’ai été très touchée par ce que m’a dit Phillippe Coppieters de Gibson : il y a deux sortes de Belges, ceux qui aimaient Alexandre et ceux qui ne le connaissaient pas. (...) On dit que c'est la première année de deuil qui est la plus difficile. Pour ma part, j'ai été très portée par les amis, la famille et par de nombreux Belges, ainsi que par une série d'associations qui m'ont demandé de travailler pour elles. C'est grâce à cela que je n'ai pas trop pensé durant toute cette année."
Photo : Valentin Dupont

Photo : Valentin Dupont
Des objets, prêtés par la princesse Marie-Gabrielle de Savoie, rappellent également la famille royale belge, et notamment, le grand-père paternel d'Alexandre, le roi Albert Ier. On peut donc découvrir ses célèbres binocles, sa première chemise de nouveau né ou ses lunettes de glacier, lui qui aimait tant l'alpinisme.

Au détour d'une vitrine sont exposés les livres phares du prince féru de science, rappelant qu'il a subi, adolescent, une opération du cœur à Boston (élément débouchant sur la création de la Fondation Cardiologique Princesse Lilian en 1958) et qu'il a suivi des études en médecine à Louvain. Par ailleurs Léa a créé un Prix Scientifique Prince Alexandre en 2010, qui a été décerné à l'Institut Von Karman. Deux autres prix Prince Alexandre, néerlandophone et francophone, cette fois ci dans le domaine littéraire, verront le jour. Tout cela, pour la princesse, avec la constante volonté du lutter contre l'oubli de son époux, prince méconnu voire inconnu, tout en honorant le monde scientifique et culturel belge.

L'exposition a été inaugurée le 29 novembre 2010, un an jour pour jour après le décès du prince, en présence, bien entendu, de son épouse la princesse Léa, mais aussi de sa sœur la princesse Marie-Esmeralda, du prince Laurent et de la princesse Claire, ainsi que des proches et des amis, comme le professeur Christian de Duve (prix Nobel de médecine 1974). Ce fut l'occasion d'y dévoiler un buste en bronze réalisé par Bart Vansteenkiste, un tableau à l'huile de Léopold Bajot et une photo, noir et blanc, retouchée par un artiste.

Photo : Valentin Dupont

D'une durée de 6 mois, cette exposition temporaire se terminera fin mai 2011. La princesse Léa a, en parallèle, sorti un petit livre, "Une année sans toi" aux éditions de l'arbre (présentation du livre sur Noblesse & Royautés ). Ce livret est vendu à l'accueil de la Maison du Tourisme de Waterloo.


Reportage de Vincent Leroy et Valentin Dupont, membres de Pro Belgica Hainaut

Pour plus d'informations sur l'Office du Tourisme de Waterloo (adresse et heures d'ouvertures) : Site de l'Office du Tourisme de Waterloo

Photos de la manifestation "Shame" du 23 janvier (2e partie)

Voici une nouvelle série de photos prises par Yves Roland (porte-drapeau de Pro Belgica) lors de la manifestation Shame organisée par des étudiants néerlandophones de la VUB ce 23 janvier à Bruxelles en présence de plus de 35.000 personnes :

Photo : Yves Roland
Photo : Yves Roland
Photo : Yves Roland

Photo : Yves Roland

mardi 25 janvier 2011

Photos de la manifestation "Shame" du 23 janvier (1ère partie)

Voici les photos prises par Didier Deltenre (membre de Pro Belgica Hainaut) lors de la manifestation Shame organisée par des étudiants néerlandophones de la VUB ce 23 janvier à Bruxelles en présence de plus de 35.000 personnes :

Photo : Didier Deltenre
Photo : Didier Deltenre
Photo : Didier Deltenre
Photo : Didier Deltenre

mercredi 19 janvier 2011

Communiqué de Pro Belgica

Le conseil d'administration de Pro Belgica a décidé de soutenir la manifestation du 23 janvier prochain, organisée par des étudiants de la Vrije Universiteit Brussel (VUB). Il invite ses membres à venir très nombreux et à se retrouver entre 13h et 13h30 à la fontaine située au coin des avenues Bolivar et Albert II (ex-boulevard E. Jacqmain). Détails sur le site www.230111.be . Nous vous invitons à diffuser ce message à vos amis et connaissances.

Le conseil d'administration de Pro Belgica

jeudi 13 janvier 2011

Réaction de Pro Belgica

La présidente et les membres du conseil d'administration sont très préoccupés par la situation dans laquelle se trouve notre Belgique bien aimée. Voilà plus de six mois qu'ont eu lieu les élections. Depuis lors, le pays est géré par un gouvernement sans pouvoir. Les hommes politiques sont d'accord pour proclamer que les problèmes économiques doivent trouver d'urgence des solutions mais ils butent sur des problèmes de répartitions communautaires qui pourraient être résolus si tous les candidats au pouvoir y mettaient du bon sens et de la bonne volonté. Mais hélas, ils sont sans cesse conditionnés par les prochaines élections, ils agissent en fonction de leur reconduction suivante, et cela compte énormément pour chacun d'eux.

Le manque manifeste de sens de l'État, l'égoïsme et la frilosité de différentes prises de position par les politiciens, les querelles incompréhensibles pour les étrangers, tout cela ne favorise pas le rayonnement de notre pays. Le conseil d'administration est bien résolu à poursuivre son combat pour que le pays demeure et que les Belges ne soient pas contaminés par la maladie de la peste politique. Il veut, sans relâche, que notre devise nationale, "L'union fait la force", soit une réalité, vécue par tous les Belges. Ils soutiennent le Roi qui, bien que sans pouvoir de décision, recherche avec ténacité une possibilité d'entente entre les hommes politiques. Encourageons-le.

Bonne année à tous. Vive la Belgique! Vive le Roi!

Le conseil d'administration de Pro Belgica

Editorial du dernier numéro de la revue trimestrielle

mardi 11 janvier 2011

Le bureau de Léopold III à Waterloo


En 2006, le Musée communal de Waterloo rouvre ses portes, désormais installé dans le bâtiment de l'Office du Tourisme. A cette occasion, le musée a décidé de compter une nouvelle salle : la reconstitution du bureau de Léopold III. En effet, le quatrième roi des Belges a vécu du début 1961 jusqu'à son décès, en 1983, au Domaine royal d'Argenteuil situé, notamment, sur la ville de Waterloo.

L'inauguration de cette salle a eu lieu le 29 avril 2006 en présence de ses enfants la princesse Marie-Esméralda et le prince Alexandre, accompagné de son épouse la princesse Léa.

Qui mieux que sa fille pourrait parler de son père, Léopold III, roi des Belges, mais avant tout homme passionné de nature, de voyages sous d'autres latitudes et de photographie. Voici donc le texte écrit par la princesse Marie-Esméralda de Belgique en cette occasion :

"Lorsque la commune de Waterloo a décider de consacrer à Léopold III une salle de son nouveau musée, mon frère Alexandre et moi-même nous sommes particulièrement réjouis de cette initiative.

Beaucoup de souvenirs nous attachent, en effet, à Waterloo où nos parents ont vécus des années heureuses et paisibles au Domaine royal d'Argenteuil. Pour mon père, très précisément, les 23 dernières années de sa vie, dédiées à sa famille et à ses passions pour la nature, les sciences et les voyages.

Reconstituer le bureau du roi Léopold III était, en soi, un défi. A Argenteuil, ma mère, la princesse Lilian, avait fait bâtir une aile spéciale pour accueillir les trois pièces qui formaient l'univers de mon père. Une très grande pièce - le bureau proprement dit - abritant la bibliothèque et réservée aux audiences. Une salle de projection, au sous-sol, où étaient archivées et préservées ses collections : plus de 20.000 diapositives et tirage en noir et blanc.

Enfin, la salle des cartes, comme mon père avait appelé l'endroit où il passait le plus de temps. Nous avons choisi d'évoquer cette pièce qui représente, selon nous, le mieux notre père et ses multiples centres d'intérêts. Avec le soutien de l'a.s.b.l. "Argenteuil", légataire d'une grande partie des meubles et objets du Domaine royal d'Argenteuil, nous nous sommes attelés à la tâche.

Comme il était impossible, en raison de sa superficie, de recomposer exactement la salle des cartes telle qu'elle était à Argenteuil, nous avons essayé de recréer une atmosphère en reconstituant différents coins de ce lieu de travail et en choisissant les photos et les objets les plus personnels de mon père.

Tout d'abord, le bureau, dessiné par l'architecte Van de Velde et réalisé par les ateliers De Coene de Courtrai. Mon père y écrivait sa correspondance et y a rédigé certains chapitres de son livre "Pour l'Histoire". Ensuite, le fauteuil et le guéridon devant lequel Léopold III s'asseyait pour travailler avec son secrétaire, recevoir des explorateurs et des amis, résoudre des problèmes d'algèbre ou de géométrie ou lire le journal "Le Monde" dont ma mère a toujours conservé l'exemplaire, non ouvert, du jour de son décès. Puis, un meuble à étagère rempli de livres, des coquillages ramenés de voyages, de photos de ses ascensions dans les Dolomites et des portraits de personnages qui ont compté pour lui. Parmi eux, Cesaro, son professeur de mathématique qui lui fit aimer cette matière, et l'Amiral Roger Keyes, héros de la guerre 14-18, officier de liaison entre Winston Churchill et mon père durant la campagne de 40 et qui ne cessa de le défendre, après la capitulation, contre les accusation des gouvernements français et britanniques.

Des photos aussi : ses enfants, ma mère. Une photo de Baudouin, âgé de 9 ans, en janvier 40, dans les Ardennes. Une grande photo, dédicacée, du record de l'heure d'Eddy Merckx à Mexico auquel nous avons tous assisté, mes parents, ma sœur Marie-Christine et moi. Des objets qui lui étaient chers : la maquette du monument de la Lys à Courtrai d'Alfred Courtans. Et, du même sculpteur, le profil du roi Albert Ier.

Sur son bureau, un plumier baromètre en argent, offert par sa mère, la reine Elisabeth, pour les fêtes de Noël 1945. Enfin, au mur, le portrait de ma mère, jeune fille, que mon père avait choisi comme seul tableau au milieu des cartes de géographie et de ses photos.

Notre souhait était de recréer, le mieux possible, l'atmosphère très personnelle du bureau de Léopold III. Nous espérons qu'en pénétrant dans cette salle, le visiteur découvrira, non seulement le bureau privé du quatrième roi des Belges mais ressentira, aussi, l'émotion que suscitent les endroits habités par une présence..."

Photo : Valentin Dupont

Photo : Valentin Dupont




Ce lieu est ouvert à tout un chacun et ce gratuitement, tout comme le musée communal racontant la ville, de la préhistoire à des jours qui nous sont plus proches. Et on peut y voir, exposé, le drapeau d'honneur de la commune. Ces drapeaux, dont le Congrès National avait eu l'idée dès 1831, ont été remis en 1832 par le roi Léopold Ier aux communes du royaume en faveur de leur implication dans la révolution belge. Un article a d'ailleurs déjà été écrit à ce sujet : Distribution des drapeaux d'honneur en 1832



Vincent Leroy, membre de Pro Belgica Hainaut
Valentin Dupont, membre et webmaster de Pro Belgica Hainaut

Article publié également sur Noblesse & Royautés

Pour plus d'informations sur l'Office du Tourisme de Waterloo (adresse et heures d'ouvertures) : Site de l'Office du Tourisme de Waterloo

vendredi 7 janvier 2011

"Les étonnantes origines de la querelle linguistique en Belgique" (Jean-Marie Gillet)

Sous forme d'un dialogue avec sa filleule Perrine, Jean-Marie Gillet revient sur les origines de la querelle linguistique en Belgique, notamment en faisant appel aux découvertes de l'anthropologie. A force d'être répétés par la presse et les responsables politiques, certains clichés et légendes s'incrustent dans les consciences et finissent par s'imposer comme s'il s'agissait de vénérables vérités.

L'auteur démontre que les Flamands et les Wallons ont une histoire commune bien avant 1830. Un exemple : suite au rachat du comté de Namur par le comte de Flandre Gui de Dampierre pour son fils Jean, la Flandre et Namur forment un seul Etat et ont, tous les deux, le lion flamand sur leur blason respectif. A partir du Moyen Age, les anciennes principautés féodales se regroupent peu à peu autour du Brabant. Les dernières années du XVIème siècle voient naître deux Etats antagonistes : la république des Provinces-Unies (les actuels Pays-Bas) et les Pays-Bas méridionaux (l'actuelle Belgique moins la principauté de Liège). L'opposition entre ces deux Etats est surtout religieuse.

Jean-Marie Gillet fait remarquer avec raison : "L'illusion est de croire qu'il existe des Etats naturels, des Etats de bonne qualité, et d'autres qui seraient artificiels, des Etats de pacotille, de la camelote d'Etat. Tous les Etats du monde sont des créations politiques, ils sont donc tous artificiels : la Belgique, la France, comme tous les autres. C'est la durée qui nous donne l'illusion que l'existence d'un Etat va de soi, qu'il n'aurait pas pu ne pas être et que c'est dans le cours naturel des réalités de ce monde qu'il fallait qu'il fût là".

On cite souvent la lettre ouverte de Jules Destrée au roi Albert Ier en 1912 ("Sire, il n'y a pas de Belges : il y a des Wallons et des Flamands"), mais il avait changé de discours après la première guerre mondiale. Ainsi en 1921, il a écrit : "Le fleuve Escaut roule ses eaux et ses idées de Tournai à Gand, et les prestiges d'une merveilleuse école d'art, qui devait réjouir le monde et la postérité, sont également magnifiques en Wallonie et en Flandre. Toutes ces splendeurs, c'est notre passé belge et ce serait diminuer notre richesse que de le vouloir séparer, ce serait folie que de vouloir en opposer une partie à l'autre".

La Question Royale a-t-elle marqué une fracture entre le nord et le sud du pays? Oui si on analyse les résultats de la consultation de 1950 sur le plan linguistique. Si on prend le critère politique, on remarque que les provinces socialistes (Anvers, Hainaut, Liège, p.ex.) ont voté contre le retour de Léopold III, tandis que les provinces catholiques (Luxembourg, Flandre occidentale, p.ex.) ont voté en sa faveur. En ce qui concerne les transferts financiers, Jean-Marie Gillet rappelle qu'ils ont eu lieu dans le sens sud-nord jusqu'au milieu du 20ème siècle, que les provinces de Liège et du Hainaut ont autrefois assuré la prospérité de tout le pays, et que le Brabant wallon est la province la plus riche de Belgique.

Terminons par deux citations de l'auteur :

1° "On a transformé un Etat unitaire en un Etat fédéral sans jamais rien demander aux citoyens et cela sous prétexte que la Constitution belge ne prévoit pas le référendum. On aurait au moins pu faire une consultation populaire, comme au temps de l'affaire royale".

2° "La question linguistique n'est qu'un faux problème qui crée de véritables nuisances".

Vincent Leroy
Membre de Pro Belgica Hainaut

samedi 1 janvier 2011

Le Comité de la Mémoire de Mont-de-l'Enclus

Le Comité de la Mémoire de Mont-de-l'Enclus vous présente ses meilleurs vœux pour 2011 !



Programme du Souvenir 2011

Semaine du Souvenir du 2 au 8 mai 2011

Journée avec les enfants de l'école d'Anseroeul et tous les enfants de Mont-de-l'Enclus, visite aux monuments des 4 villages, lâcher de ballons blancs à Orroir et quiz pour les enfants (quiz réalisé par le cercle d'Histoire locale).

Exposition permanente du cercle d'Histoire "la vie quotidienne" pendant la guerre 40-45.

Témoignages d'adultes ayant connus l'époque.

Visite du Mémorial de Breendonck.

Exposé de Madame Gilberte Tilly, rescapée de Ravensbrück, sur l'univers concentrationnaire nazi.

Samedi 11 juin 2011 : cérémonie du "Drapeau éternel" à Orroir

Ces cérémonies seront axées sur le "Relais de la Mémoire" avec la participation des jeunes de l'entité de Mont-de-l'Enclus et des entités voisines. Un drapeau tricolore sera remis à chaque jeune participant pour qu'ils pavoisent les jours de Mémoire.

Contacts

Comité de la Mémoire de Mont-de-l'Enclus - F.N.C. section locale - Amougies et ses environs
Président : Jean-Paul Béghin (membre de Pro Belgica Hainaut)
Rue Triponchaux, 5 - 7750 Mont-de-l'Enclus (Orroir)
Téléphone : 069.66.30.54
Télécopie : 069.45.49.92
Portable : 0499.36.28.44