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lundi 30 mai 2011

Le Mémorial Robert Mercer (Jacques De Ceuninck)

Déjà 3 ans que nous avons pu, avec vous, assister à la reconnaissance patriotique du sacrifice de Robert MERCER, ce jeune pilote de l'US. Army Air Force, 95th Bomb. Group, qui se sacrifia en restant aux commandes de son bombardier en feu. Toute l'histoire de cette tragique mission du 28 janvier 1945 fut racontée en détails dans le livre "Bob, Chuck et les autres...ou la tragédie du quadrimoteur B-17G américain à Kain-Tournai le 28 janvier 1945", sorti en 2008.

Je voulus relever un défi : réussir à faire construire un MEMORIAL, en la mémoire des 9 membres de l'équipage, près du lieu de l'écrasement.

C'est toute cette histoire avec ses rebondissements dont vous trouverez, ci-dessous, tous les détails dans mon dernier livre.





Jacques De Ceuninck
Webmaster de la régionale du Tournaisis de la Société Royale Philhantropique des Médaillés et Décorés de Belgique (http://medaillesdutournaisis.skynetblogs.be).

dimanche 29 mai 2011

Commémoration du 8 mai à Cuesmes

Merci à Jean-Pierre Dupont, échevin de l’État-Civil et des associations patriotiques à Mons, de nous avoir autorisé à reprendre ses photos.




Commémoration du 8 mai à Mons

Merci à Jean-Pierre Dupont, échevin de l’État-Civil et des associations patriotiques à Mons, de nous avoir autorisé à reprendre ses photos.



mercredi 25 mai 2011

Hommage à Raoul Brabant

Photo : Christiane Brabant

Né à Houdeng-Aimeries en 1902, papa était menuisier. Il a connu maman en 1922 et ils se sont mariés en 1925. Ils ont fait bâtir leur maison en 1933 et il a réalisé une grande partie de la menuiserie de la maison. Un voisin travaillait dans un petit atelier de métallurgie chez Fernand Julien, rue de la Fonderie à La Louvière. Lorsqu'il avait besoin, il demandait à mon papa un peu d'aide. Comme la production de châssis prenait de l'extension (c'était la seule qui commençait en Belgique), Fernand Julien leur a demandé un jour d'unir leurs efforts et de s'associer tous les trois : Fernand Julien (le patron), Raoul Brabant (le second) et René Ledant (le troisième qui deviendra plus tard le mari de la fille du patron). Cette dernière Annie joua le rôle de secrétaire et de comptable. Les commandes se sont accumulées, si bien que l'on engagea un certain nombre de personnes (plus de 40 lors de la fermeture dans les années 80). Mais le destin en décida autrement pour mon papa...

Il a été rappelé le 10 mai 1940 et est tombé sous le feu ennemi le 24 mai 1940 à Gravelines. Son portefeuille lui ayant été dérobé, il a été enterré avec quatre autres soldats sous la rubrique "Soldats inconnus morts pour leur patrie". J'avais juste 17 mois et le service de la Croix-Rouge a confirmé à ma maman qu'il avait été rappelé par erreur! A partir de ce moment-là, elle les a remerciés et a cherché elle-même par d'autres associations mais sans succès... La guerre étant en pleine effervescence, on ne pouvait voyager comme on voulait. Mais ma maman était tenace et voulait le ramener au pays.

Le bourgmestre d'Houdeng-Aimeries Léon Duray a convoqué ma maman et ses deux beaux-frères. Avec ses adjoints, il leur a retracé l'itinéraire pris par ce camion le 10 mai. Puis, avec l'aide des autorités françaises et de ville en ville, on a fini par découvrir les tombes de soldats inconnus dans deux endroits différents. Avec des permis de sortie et beaucoup de papiers, le bourgmestre est allé avec eux reconnaître le corps de mon papa. Pas très facile mais avec des documents médicaux et des empreintes dentaires, ils ont pu concrétiser leurs recherches...et surtout ma photo était restée près de lui (on l'avait peut-être oubliée?). Mais il a fallu encore quatre longues années pour aboutir! Ce n'est qu'en 1947 que ma famille a pu enfin faire son deuil...

Christiane Brabant
Membre de Pro Belgica Hainaut

Photo : Christiane Brabant
Photo : Christiane Brabant

mardi 24 mai 2011

Cérémonie à Oostakker le 5 mai 2011

L'Enclos National des Fusillés d'Oostakker

C’est là que furent exécutés les 5 fusillés d’Orroir le 14 juin 1944.

Il est situé au beau milieu d'un domaine de l'Armée belge.

Silence, respect, recueillement... C'est ici que, entre le 19 janvier 1943 et le 24 août 1944, les Allemands ont fusillé 56 résistants. Un patriote évadé, repris à Heusden (Gand) par la Gestapo et y massacré sur place, n'a été transporté à Oostakker que pour y être sommairement enterré.

Le Mémorial

Les 57 petites croix funéraires qui garnissent les pelouses à gauche et à droite de l'enceinte sacrée, ne cessent d'évoquer ces poignantes tragédies.

Les poteaux d'exécution factices de part et d'autre de l'autel en marbre blanc ne font que remémorer symboliquement les sanglantes exécutions.

En septembre 1944, un charnier a été découvert dans l'enceinte de l'enclos d'Oostakker. Cette fosse commune contenait 66 dépouilles de martyrs. Il est établi que 56 d'entre eux ont été fusillés à Oostakker même, qu'un autre a été assassiné à Heusden et que les 9 derniers ont été fusillés à Rieme.

C'est le 6 mai 1951 que l'Enclos des Fusillés d'Oostakker a été solennellement inauguré comme sanctuaire patriotique national.

Un écrin contenant une poignée de terre sacrée a été pieusement déposée dans le tabernacle de l'édicule-reliquaire.

Le portique monumental flanqué de quatre lions de bronze, qui recouvre l'autel en marbre blanc érigé en 1951, a été inauguré en 1952.

Depuis le 18 mai 1958, l'Enclos d'Oostakker possède en outre des dépôts de terre sacrée de l'Enceinte des Exécutions du Fort de Breendonck et du Fossé Tragique de Bourg-Léopold.

Le 11 novembre 1958, un dépôt de terre de l'ancien camp de concentration de Neuengamme (Hambourg) a été scellé dans le socle de la statue du Prisonnier Politique.

Le Relais de la Mémoire à Oostakker le 15 mai

La devise de l'Enclos des Fusillés d'Oostakker "In fide constans" (constant dans la fidélité) orne le fronton du portique monumental et elle encadre également l'écusson de la "Confédération Nationale des Prisonniers Politiques et Ayants Droit de Belgique" (C.N.P.P.A.) qui décore l'autel en marbre blanc.

Une délégation du Comité de la Mémoire de Mont-de-l’Enclus participe régulièrement aux commémorations d’Oostakker.

Cette année elle était accompagnée par deux enfants du « Relais de la Mémoire de Mont-de-l’Enclus ».

Camille Delaunoy et Nell Jonnieaux entourèrent le président Jean-Paul Béghin lors du dépôt de fleurs.

Un wagon authentique qu'utilisaient les nazis pour les convois vers les camps
de la mort, est installé à l'entrée du Mémorial d'Oostakker
L'autel des martyrs à Oostakker ; sur le fronton est inscrit "In Fide Constans"
Nell Jonnieaux porte le drapeau du "Relais de la Mémoire" de l'école d'Anseroeul ;
Camille Delaunoy celui de Mont-de-l'Enclus
Près de Nell et Camille, Raymond Deglas, porte-drapeau
d'Orroir
Les porte-drapeaux enclusiens : de g. à dr. Henri Deridder pour Amougies, Nell
Jonnieaux, Christophe Delaunoy pour Anseroeul, Camille Delaunoy et
Raymond Deglas 

Jean-Paul Béghin,
Président du comité de la Mémoire de Mont-de-l'Enclus,
Président du "Relais de la Mémoire de Mont-de-l'Enclus"
Membre de Pro Belgica Hainaut

Semaine du Souvenir à Mont-de l’Enclus 2011 (Anseroeul)

5 mai 2011 : cérémonie à la place d’Anseroeul

Le jeudi 5 mai 2011, les enfants se recueillirent devant le monument aux morts de la place d’Anseroeul, à deux pas de leur école.

Plus de 100 enfants : des classes pré maternelles, maternelles et primaires.

Ils étaient accompagné d’adultes : les instituteurs et institutrices, l’échevin de la Jeunesse Séfaan DeKeyser, le président de la Mémoire de Mont-de-l’Enclus et du « Relais de la Mémoire de Mont-de-l’Enclus » et des comités. Des porte-drapeaux de Renaix s’associèrent à ceux de Mont-de-l’Enclus.

Le président Jean-Paul Béghin accueillit tout le monde et « inaugura » le nouveau drapeau de « Relais de la Mémoire ». Il en explique la signification : une main adulte passe le relais à celle d’un enfant ». 

Après avoir déposé des fleurs au monument aux morts, des enfants lurent des messages du Souvenir. Ils entonnèrent la Brabançonne.

Les touts petits arboraient un petit drapeau belge en papier et les plus grands reçurent un drapeau tricolore pour « pavoiser » les jours de fêtes patriotiques.

L’échevin de la Jeunesse félicita les enfants de leur démarche sou la bannière tricolore qui incité à l’unité de la Belgique.

Un lâcher de ballons blancs permit aux enfants d’envoyer à tous un message de paix.

Julien Hoste et Nell Jonnieaux présentent le nouveau drapeau du "Relais de la
Mémoire de Mont-de-l'Enclus". Le président Jean-Paul Béghin en donne la
signification
La parole est aux jeunes... Ils disent pourquoi ils seront le relais de la Mémoire
Julien Hoste, Camille Delaunoy, Nell Jonnieaux portent 3 drapeaux du "Relais de
la Mémoire" : celui de Mont-de-l'Enclus, celui de l'école d'Anseroeul, celui de
Tournai. Sous le regard de José Van Hulle, président de Tournai et initiateur du
projet du Souvenir depuis 2004
Les porte-drapeaux de Mont-de-l'Enclus et de Renaix passeront bientôt le relais
aux plus jeunes
Les enfants ont lâché des ballons porteurs d'espoir...

Jean-Paul Béghin,
Président du comité de la Mémoire de Mont-de-l'Enclus,
Président du "Relais de la Mémoire de Mont-de-l'Enclus"
Membre de Pro Belgica Hainaut

mercredi 18 mai 2011

Semaine du Souvenir à Mont-de l’Enclus 2011 (caserne Dossin)

Le musée juif de la déportation et de la Résistance à Malines (caserne Dossin)

L'Enclos des fusillés d'Oostakker était en plein travaux pour le remettre en état pour la commémoration du 15 mai. Un vandalisme destructeur et voleur avait eu lieu il y a quelques mois. La visite prévue fut annulée.

Le mardi 3 mai, une autre destination fut prévue : Malines et son "Musée juif de la Déportation et de la Résistance" (ancienne caserne Dossin).

C’est là que les Nazis installent le SS-Sammellager-Mecheln, centre de rassemblement pour la déportation des Juifs de Belgique.

Le Sammellager Mecheln est le point de départ d’une déportation sans retour. Entre 1942 et 1944, 24.916 Juifs et 351 Tsiganes sont déportés à Auschwitz. Les deux tiers seront gazés à leur arrivée. A la libération des camps nazis, seules 1.221 personnes sont encore en vie. La Caserne Dossin fut “l’Antichambre de la Mort”. Le Musée Juif de la Déportation présente cette sombre histoire. Il remplit aussi la fonction de mémorial : les milliers de personnes parties de Malines vers Auschwitz n’ont pas de pierre tombale. Et pour leurs familles et leurs proches, la caserne Dossin est un endroit où ils peuvent se recueillir.

Dépôt de fleurs

Avant d’entrer au musée, les enfants fleurirent le monument situé devant la façade du musée.

Le monument commémoratif est un hommage aux personnes déportées et exterminées. Six bouts de rail, prélevés sur la voie qui se trouvait devant la caserne Dossin, rappellent les six millions de juifs assassinés par le régime nazi. Ces morceaux de rail proviennent des premiers mètres de la voie qui menait à Auschwitz : six barres en fer, faites de l’authentique ligne de chemin de fer reliant Malines à Auschwitz, symbolisent les six millions de juifs assassinés par le régime nazi.

Visite

Après discussion avec les guides et les instituteurs, il fut décidé de visiter les différentes salles du musée sauf celle consacrée aux "Einzatsgruppen" nazis (qui chassaient et tuaient les juifs) et aux atrocités des camps. La salle en question comporte des photos et objets trop impressionnants pour de jeunes élèves.

Lors de la visite des autres salles du musée (2 heures de visite), la guide créait un dialogue avec les élèves et fut très impressionnée par leurs connaissances sur la question : "Vous en savez beaucoup plus que certains étudiants plus âgés que vous ; félicitations à vous et à vos instituteurs".

A la réflexion d'une élève "Tout ça se passe encore maintenant aussi...", la guide en profita pour dire que le Musée serait fermé en juillet, car "un nouveau bâtiment sera construit près d'ici (ouverture prévue mi 2012) : il sera consacré non seulement au massacre de juifs mais à beaucoup d’autres génocides comme ceux du Rwanda, d'Arménie, du Darfour, du Kurdistan, etc."

Élèves de l'école d'Anseroeul et le monument de la Déportation qu'ils viennent
de fleurir 
La guide du musée explique et dialogue avec les enfants, étonnée de leurs
connaissances du sujet
"devant des pièces réelles d'un wagon de convoi vers les camps..."

Jean-Paul Béghin,
Président du comité de la Mémoire de Mont-de-l'Enclus,
Président du "Relais de la Mémoire de Mont-de-l'Enclus"
Membre de Pro Belgica Hainaut

Semaine du Souvenir à Mont-de l’Enclus 2011 (Exposition)

L’exposition du Cercle d’histoire : du 30 avril au 8 mai 2011

Le cercle d’histoire locale de Mont-de-l’Enclus avait lancé un appel à témoignage en novembre 2010.
Pour organiser cette exposition sur la vie quotidienne entre 1940 et 1945, le Cercle d’histoire locale recherchait des documents d’Amougies – Anseroeul – Orroir - Russeignies entre 40 et 44 (avant la libération de septembre 1944).

Philippe Duponcheel (secrétaire) et Pascal Havenne (trésorier), spécialistes de l’histoire enclusienne, lançaient un appel : l’exposition ne serait centrée ni sur la Libération, ni sur les Fusillés d'Orroir, sujets déjà abordés dans des expositions ou conférences antérieures, mais sur « la vie quotidienne dans les quatre villages entre 1940 et 1944. »

Le local prévu par le cercle d’histoire était le centre de lecture publique. La bibliothèque profitait de l’occasion pour montrer aux enclusiens les livres sur l’histoire des guerres mondiales.

Contenu de l’exposition

Les évènements de la Libération ou le sacrifice des résistants d’Orroir étaient évoqués, mais ne constituaient pas le thème principal de l’exposition envisagée. Le projet est d’essayer de refléter la vie « au jour le jour» des Enclusiens face aux conditions de vie imposées par l’occupant allemand.

Priorité fut donnée aux évènements purement locaux, accompagnés de documents photographiques (ramassage des « escarbilles », préparation de « savon noir », autorisation du glanage par les fermiers locaux, cachette des réfractaires au « travail obligatoire », réquisition par exemple pour la surveillance des sentiers ou du chemin de fer par une « garde rurale », activité des moulins locaux pour moudre le blé « en noir », menaces et rafles, couvre-feu, etc.) Néanmoins, il n'est pas exclu de faire allusion à des pratiques plus « générales » comme l'écoute de la BBC via un poste radio de l'époque, comme les problèmes du rationnement et des "tickets", comme le « marché noir », les « bourgmestres de guerre » ou d’autres formes de « collaboration », etc.
Énormément de témoignages ont été recueillis.

Des mannequins et du matériel d’époque (de la collection du Renaisien Patrick Vandewalle) complétaient l’évocation de cette période de guerre.

Les enfants de l’école d’Anseroeul ont visité l’exposition le lundi 2 mais 2011.

Bulletin du Cercle d’histoire

Le Cercle d’histoire a réuni tous les témoignages dans 3 volumes de son bulletin n° 24. Le bulletin (3 fascicules) est en vente et peut être réservé chez le secrétaire Philippe Duponcheel (ph.duponcheel@gmail.com) ou chez le trésorier Pascal Havenne (haven.del9@gmail.com)

Reportage de la chaîne NoTélé : www.notele.be

Pascal Havenne et Philippe Duponcheel (à l'arrière plan) expliquent l'Histoire
aux enfants dAnseroeul (sur la photo : ceux de 3ème et 4ème primaire)
Philippe duponcheel, professeur de math, physique, informatique se change
en professeur d'histoire
"Hitler avait choisi un emblème à couleur vives pour attirer..."
explique Philippe Duponcheel
Le guide Philippe Duponcheel s'adapte aisément à son auditoire
Les journalistes Carole Amorison et David Nicolas de NoTélé, la télévision
régionale, ont présenté la Semaine de la Mémoire et interviewé enfants, guide
et président

Jean-Paul Béghin,
Président du comité de la Mémoire de Mont-de-l'Enclus,
Président du "Relais de la Mémoire de Mont-de-l'Enclus"
Membre de Pro Belgica Hainaut

mardi 17 mai 2011

Historique de la Semaine du Souvenir à Mont-de-l'Enclus

En mai 2004, José Van Hulle, actuel président du « Relais de la Mémoire » de Tournai, originaire d’Orroir, visite les 2 écoles de Mont-de-l’Enclus. Le président de la section locale de la FNC, Yvon Callaert, lui a donné le « feu vert » pour organiser une « journée du Souvenir » à une date proche du 8 mai.

José Van Hulle rencontre Jean-Paul Béghin, correspondant de presse au journal local « L’Avenir – Le Courrier de l’Escaut » qui l’encourage et le soutient dans son initiative.

En 2004, les enfants des écoles d’Anseroeul et de Russeignies se recueillaient devant les monuments aux morts des 4 villages de l’Entité de Mont-de-l’Enclus. Le « pèlerinage » du Souvenir se terminait à Orroir : devant la plaque commémorative des 6 héros d’Orroir exterminés dans les camps nazis, puis à « la dalle sacrée » où sont enterrés les 5 fusillés d’Oostakker le 14 juin 1944 et où flotte le « Drapeau éternel ». En final, un lâcher de ballons blancs portait un message du Souvenir.

Et depuis 2004, la tradition se perpétue.

L’école de Russeignies ferme ses portes en juin 2006. Et depuis mai 2007, la cérémonie de mai se cantonne à la place d’Anseroeul, à la place près du monument aux morts situé à quelques mètres face à l’école.

En 2008, Jean-Paul Béghin préside les cérémonies du Souvenir, succédant à Yvon Callaert (décédé le 19 septembre 2007).

En 2010, le comité de la Mémoire de Mont-de-l’Enclus offre à l’école d’Anseroeul un drapeau du « Relais de la Mémoire » avec l’effigie de l’école et l’image du Relais de la Mémoire : une main adulte passe un « relais » à une main d’enfant.

Fin 2010, le ministre Benoît Lutgen lance un appel à projets « Générations rurales », censé jeter les ponts entre générations. Jean-Paul Béghin (comité de la Mémoire), Philippe Duponcheel (secrétaire du cercle d’histoire locale), José Van Hulle (président du « Relais de la Mémoire » de Tournai) et Vicky Duquesne (employée communale) établissent un dossier étoffé intitulé « Le Relais de la Mémoire ». Le projet enclusien est retenu par le ministre Wallon : Benoît Lutgen, annonce le 20 janvier 2011 au bourgmestre enclusien Jean-Pierre Boudeaud’huy qu’il accorde un subside de 4.617,80 €.

Ce budget fut consacré à la « Semaine du Souvenir du 30 avril au 8 mai 2011 et à la cérémonie du « Drapeau éternel » du 11 juin 2011.

Vendredi 7 mai 2010 : l'école d'Anseroeul reçoit "son" drapeau du "Relais de
la Mémoire" des mains de José Van Hulle, président du "Relais de la Mémoire"
de Tournai
Lundi 10 mai 2004 : la 1ère journée de la Mémoire à Mont-de-l'Enclus avec les
écoles d'Anseroeul et de Russeignies
Lundi 10 mai 2004 : les enseignants des 2 écoles ont toujours laissé les élèves
relater des textes de 1940-1945
Lundi 10 mai 2004 : les enfants des écoles envoient des ballons porteurs d'espoir
Lundi 10 mai 2014 : les enfants autour du bourgmestre Thierry Gourdin et du
président Yvon Callaert, interviewé par la RTBF


Jean-Paul Béghin,
Président du comité de la Mémoire de Mont-de-l'Enclus,
Président du "Relais de la Mémoire de Mont-de-l'Enclus"
Membre de Pro Belgica Hainaut

lundi 16 mai 2011

Cérémonie du 8 mai à Buvrinnes‏

Le dimanche 8 mai, notre petite section d'Anciens Combattants s'est retrouvée à 11h pour fêter la fin de la guerre 40-45 au cours d'une eucharistie et remettre des gerbes aux monuments aux morts de notre commune -Buvrinnes- et de la commune voisine -Epinois.

Notre fidèle porte-drapeau, Jules Meurant, célébrant son 90ème anniversaire quelques jours plus tard, nous avait averti qu'il portait l'étendard pour la dernière fois ce jour-là, après presque 60 années de présence ponctuelle.

Il était là, impeccable, solide au poste, vaillant, un peu courbé, et nous l'avons longuement applaudi à la fin de la messe.

Les deux échevins présents lui ont adressé quelques mots chaleureux, respectueux et amicaux, et l'émotion a gagné l'assemblée.

Nous sommes allés, aux frais de la section FNC, boire le verre de l'amitié au café local, heureux de la sympathie qui nous lie, jeunes et anciens.

L'après-midi même avait lieu chez nous une intense activité sportive organisée par des amis néerlandophones, et le grand drapeau belge qui flottait sur le château a présidé à une très joyeuse fête ensoleillée où flamands et wallons ont célébré ensemble la Belgique, citoyens d'une Belgique profondément unie, ce 8 mai-là, à Buvrinnes....

Catherine de Looz-Corswarem
Membre de Pro Belgica Hainaut

jeudi 12 mai 2011

Premier anniversaire de notre blog

Cela fait un an que nous avons créé ce blog qui permet à chaque membre hennuyer de Pro Belgica qui le souhaite, de participer à ce projet collectif pour faire connaître notre association, défendre l'unité de la Belgique, et évoquer l'histoire de notre pays et de notre dynastie. Nous relayons aussi les activités du Comité du Souvenir du Mont-de-l'Enclus, dont le président est un de nos membres. Nous avons publié une septantaine d'articles, et reçu la visite d'un peu plus 6 700 personnes (dont un peu plus de 1500 rien que pour le mois dernier).

Nous remercions le conseil d'administration national de Pro Belgica pour sa confiance, et toutes les personnes qui nous ont aidé d'une manière ou d'une autre depuis un an : Jean-Paul Béghin, Christiane Brabant, Bernard Coomans de Brachène, Catherine de Looz-Corswarem, Didier Deltenre, la princesse Philippine de Merode (+), Valentin Dupont, Vincent Leroy, Patrick M., Denis Noë, Damien Pirmez, Yves Roland. Un merci tout particulier à notre webmaster Valentin Dupont.

Dans les prochains mois, nous allons poursuivre ce travail et publier la suite des articles rédigés par Bernard Coomans de Brachène sur l'histoire de nos provinces. Nous aimerions retrouver le plus possible de drapeaux d'honneur offerts par le roi Léopold Ier aux communes ayant participé à la révolution de 1830, et mettre leur photo sur le blog. Si vous avez des contacts avec l'administration ou un cercle d'histoire locale, votre aide est la bienvenue.

Pro Belgica Hainaut

samedi 7 mai 2011

La province d'Anvers



La Légende confond dans un même récit l’origine des noms de l’ancien duché de Brabant et de la Ville d’Anvers. Celui de cette dernière désigne, depuis l’accession de la Belgique à l’indépendance, la province dont cette grande cité est devenue le chef-lieu.

De vieux auteurs racontent qu’avant l’arrivée de César dans les Gaules, un géant nommé Antigon avait établi sur l’Escaut son repaire, d’où il obligeait tous ceux qui passaient à lui abandonner la moitié de ce qu’ils portaient ; à ceux qui refusaient, il coupait la main droite qu’il jetait dans le fleuve. Comme en flamand « hand » signifie « main » et « werpen », « jeter », on expliqua le nom d’ « Hantwerpen » puis « Antwerpen » par la manie de cet incommode personnage. Un vieux latiniste mit l’explication en distique :

« Projectœ fecere manus, rigidique tributum
Antigoni, magnum tibi, magna Antuerpia, nomen »

Au XVIIe siècle, un auteur français, l’abbé Moreri, mit ce récit au rang des contes, sans fondement historique. « Il suffit de remarquer, dit-il, qu’Antwerpen signifie « une levée avancé » et qu’Anvers a pour blason son ancienne porte triangulaire avancée sur l’Escaut. C’est elle seule qui a fait le nom de la ville et les mains qu’on y a ajoutées depuis sont des pièces parlantes, à cause du mot « handt » qui signifie « main ». Tout ce qu’on dit de mains jetées est pure fable. »

L’étymologie d’Anvers ainsi déterminée il y a deux siècles par le célèbre biographe français est celle que confirme M. Albert Carnoy. Antwerpen, dit-il, est un nom qui a perdu beaucoup de son auréole romanesque depuis qu’il est apparu n’avoir aucun rapport avec des mains coupées, mais perpétuer simplement le mot néerlandais « andwerp » (digue, jetée)

Ajoutons que les auteurs ayant plus particulièrement fait des recherches dans les langues scandinaves croient pouvoir avancer que « and » étant en langue islandaise un préfixe marquant une proximité et « varp » signifiant changer brusquement de direction, tandis que le suffixe « inn » tient lien d’article déterminatif, « and-werp-inn » désignerait un tournant brusque, un coude, ce qui correspond précisément à la situation d’Anvers sur l’Escaut.

Le territoire actuel de la province d’Anvers fut habité par les Ambivarites pendant la période gauloise. Il fit ensuite partie du royaume franc d’Austrasie et forma plus tard le pays de Ryen qui devint ultérieurement le marquisat d’Anvers et du Saint-Empire, dépendance du duché de Brabant et de l’empire germanique.

De 1795 à 1815, le marquisat d’Anvers forma le département des Deux-Nèthes, dont le chef-lieu était la ville d’Anvers.

Bernard Coomans de Brachène
Membre de Pro Belgica
Administrateur de Pro Belgica

mercredi 4 mai 2011

Manifestation du samedi 7 mai 2011



Appel pour la manifestation du samedi 7 mai 2011 à Bruxelles « Ceci n’est pas een PICNIC ! »

Il s'agit d'une journée belge pour la solidarité, une initiative fédératrice et unitaire de citoyens et d’organisations sociales, culturelles, patriotiques et estudiantines.

Le départ aura lieu à 13h, boulevard Albert II (Gare du Nord) et le rendez-vous de Pro Belgica se situera à la Fontaine du boulevard Albert II, avec comme point de ralliement le drapeau de Pro Belgica.

La manifestation sera animée en direction du parc de Koekelberg. Là, à 15h, se dérouleront un parlement citoyen et un pique-nique populaire.

Vous y êtes attendus en grand nombre pour marcher ensemble.