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samedi 29 décembre 2012

Rapport d'activités de Pro Belgica en 2012

Le patriotisme, c'est l'amour des siens. Le nationalisme, c'est la haine des autres
Romain Gary 

Février : Notre présidente nationale Jacqueline de Montjoye et notre porte-drapeau Yves Roland ont représenté Pro Belgica à la messe à la mémoire des défunts de la dynastie en l'église Notre-Dame de Laeken en présence de la famille royale belge.

Mars : Au cours de l'assemblée générale de Pro Belgica, quatre nouveaux membres effectifs de moins de 35 ans ont été élus (Raphaël Lobet, Valentin Dupont, Cédric Van Assche et Matthieu Croonen), Luc Beyaert a rejoint le conseil d'administration, et notre section provinciale de Pro Belgica Hainaut (à l'essai depuis 2010) est devenue officielle. Trois membres se sont proposés pour former le comité provincial de Pro Belgica Hainaut : Vincent Leroy, Valentin Dupont et Merry Goffinet-de Looz-Corswarem.

Mai : Le 1er mai, Pro Belgica Hainaut a organisé sa première excursion annuelle : la visite du Musée Bellevue à Bruxelles.

Photo : Yves Roland

Au cours du mois de mai, Jacqueline de Montjoye ou/et Yves Roland ont représenté Pro Belgica à la journée nationale du prisonnier politique, au défilé de la Libération à Wageningen (Pays-Bas) et à la cérémonie du 8 mai à la Colonne du Congrès à Bruxelles. Le 27 mai, Michel Breydel et Yves Roland ont fait flotter le drapeau de Pro Belgica aux 20km de Bruxelles.

Photo : Yves Roland

Juin
: Dans la revue trimestrielle de Pro Belgica, notre secrétaire général Albert Paternostre pousse un coup de gueule afin que les commémorations de 2014 soient nationales, et non organisées uniquement par la Flandre (lien pour relire l'article).

Juillet : Deux actions drapeaux belges ont eu lieu en juillet : lors du prologue du Tour de France à Liège (à l'initiative de Fabian Tasset, responsable de Pro Belgica Liège) et à la sortie du Te Deum de la fête nationale à la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule à Bruxelles (à l'initiative des Jeunes Pro Belgica).

Photo : Yves Roland

Tout au long du 21 juillet, des bénévoles de Pro Belgica se sont relayés autour de notre présidente nationale à notre stand installé dans la rue de la Régence pour vendre des objets tricolores.

Photo : Yves Roland

Août et septembre : Pro Belgica était représenté par Jacqueline de Montjoye ou/et Yves Roland à Nieuport au 77ème Hommage National au Roi Albert Ier et aux Héros de l'Yser, à la commémoration de la Libération à Ixelles, à l'hommage à la brigade Piron, au rassemblement national des porte-drapeaux à Perwez, et à la commémoration au fort de Breendonk.

Photo : Félicien Thiry

Comme chaque année, Pro Belgica, la Ville de Bruxelles et les Volontaires 1830 ont co-organisé la commémoration de la révolution belge de 1830 en présence d'un représentant du Roi (lien pour relire l'article).

Novembre : Début novembre, Yves Roland participait à la cérémonie patriotique du 1er novembre au cimetière d'Ixelles, et Jacqueline de Montjoye à la cérémonie en hommage au comte Frédéric de Merode (mort en 1830) au cimetière de Berchem. Des membres de Pro Belgica se sont retrouvés à Bruxelles le 11 novembre pour défiler devant le Roi à la Colonne du Congrès, le 15 novembre pour une action drapeaux belges à la sortie du Te Deum de la fête du Roi, et le 18 novembre pour le traditionnel lunch organisé par Pro Belgica. Pendant ce temps, le comité provincial de Pro Belgica Hainaut était représenté par son secrétaire Valentin Dupont à Mons aux cérémonies des 11 et 15 novembre.

Photo : Yves Roland

Décembre : Notre section provinciale de Pro Belgica Hainaut a terminé l'année 2012 avec un bilan positif : nous avons été reconnus officiellement par l'assemblée générale du mois de mars, nous avons organisé notre première excursion annuelle en mai, notre blog http://probelgica-hainaut.blogspot.com a dépassé le cap des 50.000 visites depuis sa création en mai 2010, et nous comptons 21 membres hennuyers supplémentaires par rapport à 2011! Un grand MERCI à toutes les personnes qui nous ont aidé d'une manière ou d'une autre au cours de l'année écoulée. N'oubliez pas de consulter le blog de nos amis de Pro Belgica Namur et de leur apporter également votre aide : http://probelgicanamur.blogspot.com.

Conclusion : Entre tradition et modernité, l'asbl Pro Belgica (créée en 1975) continue de défendre l'unité de la Belgique, de promouvoir les couleurs tricolores, de faire connaître l'histoire de notre pays, et d'honorer la mémoire des Belges morts lors de la révolution de 1830 et des deux guerres mondiales.

A vos agendas : rendez-vous en 2013 le 1er mai (excursion annuelle de Pro Belgica Hainaut au château de Beloeil), le 21 juillet (stand de Pro Belgica dans la rue de la Régence à Bruxelles) et le 21 septembre (commémoration à la place des Martyrs à Bruxelles de la révolution belge de 1830).

jeudi 27 décembre 2012

Nouvelles photos des ducs de Brabant

La Chancellerie du Premier Ministre a diffusé récemment plusieurs nouvelles photos du prince Philippe, de la princesse Mathilde et de leurs enfants Elisabeth, Gabriel, Emmanuel et Eléonore. La famille tient chaque année à partager ce genre de clichés afin de souhaiter aux Belges leurs meilleurs voeux. La photo de famille a d'ailleurs servi pour le couple de carte de voeux. Nous tenons à vous les faire découvrir si ce n'est déjà fait...

Toute l'équipe de Pro Belgica Hainaut vous adresse
ses meilleurs vœux pour 2013 !

(© Chancellerie du Premier Ministre)
(© Chancellerie du Premier Ministre)
(© Chancellerie du Premier Ministre)
(© Chancellerie du Premier Ministre)

vendredi 21 décembre 2012

Bravo les Belges (novembre et décembre 2012)

Les marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse ont été admises au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco. La demande de reconnaissance concernait quinze marches. Un premier dossier avait été introduit auprès de l'Unesco en 2010 et concernait les six plus importantes (la Sainte-Rolende à Gerpinnes, la Saint-Roch à Thuin, la Saint-Roch à Ham-sur-Heure, la Madeleine à Jumet, la Notre-Dame à Walcourt et la Saint-Feuillen à Fosses-la-Ville). Par la suite, neuf autres marches ont été ajoutées au dossier. Ces 15 marches rejoignent donc la ducasse d'Ath, le carnaval de Binche, la ducasse de Mons, le Meyboom de Bruxelles, la fauconnerie (partagée avec plusieurs pays), les géants et dragons processionnels de Belgique et de France, la procession du Saint-Sang à Bruges, le carnaval d'Alost, Houthem Jaarmarkt (foire annuelle et marché aux bestiaux à Houthem), les Krakelingen et le Tonnekensbrand (fête du feu et du pain de la fin de l'hiver) à Grammont et le répertoire du rituel des classes d'âge de Louvain sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'Unesco.



Notre compatriote David Van Reybrouck a reçu le Prix Médicis de l'essai 2012 pour "Congo, une histoire", paru aux éditions Actes Sud. Ce livre de 672 pages raconte 90.000 ans d'histoire de ce pays depuis les chasseurs-cueilleurs au président Joseph Kabila, et bien entendu également la période coloniale belge. David Van Reybrouck retrace l'histoire du Congo en l'illustrant de multiples témoignages recueillis auprès d'acteurs et protagonistes, anthropologues, artistes, politiques, religieux ou simples témoins. Cet ouvrage est le fruit de cinq années de recherches et de dix voyages au Congo. Il s'est déjà vendu à plus de 250.000 exemplaires en Belgique et aux Pays-Bas, ainsi que 13.500 exemplaires en Allemagne. Il a été traduit en français en 2012.


Le Prix Rossel 2012 a été remis à Patrick Declerck pour "Démons me turlupinant", paru aux éditions Gallimard. Agé de 59 ans, Patrick Declerck est un auteur belge qui a beaucoup voyagé et s'est installé à Paris à partir de 1980. Il a arrêté son métier de psychanalyste il y a une dizaine d'années pour se consacrer à l'écriture.



Dans le domaine sportif, c'est l'heure des récompenses. Le Trophée National du Mérite Sportif 2012 a été attribué à Evi Van Acker, une Gantoise de 27 ans, qui a obtenu une médaille de bronze en voile aux Jeux Olympiques de Londres. C'est la plus prestigieuse récompense sportive belge : on ne peut la recevoir qu'une seule fois au cours de sa carrière et la remise a lieu dans le très bel hôtel de ville de Bruxelles par le prince Philippe. Evi Van Acker a aussi été sacrée Sportive Belge de l'année 2012, de même que Tom Boonen (Sportif Belge 2012), Kimmer Coppejans (Espoir Belge 2012), les Red Lions en hockey (Equipe Belge 2012), Jacques Borlée (Entraîneur Belge 2012) et Marieke Vervoort (Paralympien Belge 2012). En athlétisme, les Spikes d'Or 2012 ont été attribués à Hans Van Alphen chez les hommes et à Tia Hellebaut chez les dames.


Fin de carrière pour Kim Clijsters (née en 1983). A 11 ans, elle devient championne de Belgique chez les minimes. Elle suit ensuite l'option tennis-études organisée par la VTV à Wilrijk, et fait ses débuts sur le circuit WTA à Anvers. Kim a obtenu 34 titres durant sa première carrière : Luxembourg en 1999 ; Hobart et Leipzig en 2000 ; Stanford, Leipzig et Luxembourg en 2001 ; Hambourg, Filderstadt, Luxembourg et Tour Championship en 2002 ; Sydney, Indian Wells, Rome, Rosmalen, Stanford, Los Angeles, Filderstadt, Luxembourg et Tour Championship en 2003 ; Paris et Anvers en 2004 ; Indian Wells, Miami, Eastbourne, Stanford, Los Angeles, Toronto, US Open, Luxembourg et Hasselt en 2005 ; Varsovie, Stanford et Hasselt en 2006 ; Sydney en 2007 avant de mettre un terme à sa carrière sportive pour passer du temps avec son père malade et devenir maman. Avec l'équipe nationale belge de l'époque (Justine Henin, Laurence Courtois et Els Callens), elle remporte la Fed Cup en 2001 contre la Russie. Kim atteint en 2003 la première place du classement mondial de la WTA et a été élue, à plusieurs reprises, Sportive de l'Année par les journalistes belges. Le roi Albert II lui a remis la Grand Croix de l'Ordre de la Couronne. De retour à la compétition à l'automne 2009, Kim remporte l'US Open en 2009, les tournois de Brisbane, Miami, Cincinnati et le Masters de Doha en 2010, l'Open d'Australie en 2011, et redevient numéro un au classement mondial de la WTA en février 2011. Elle arrête sa carrière à l'automne 2012.

Bravo à tous!

samedi 15 décembre 2012

Le drapeau d'honneur 1830 de Huy

En 1832, la ville de Huy a reçu des mains du roi Léopold Ier un drapeau d'honneur suite à sa participation à la Révolution belge. Le drapeau est conservé dans la salle du conseil de l'hôtel de ville et a subi quelques petites répararions.



Ce drapeau, comme tous les originaux, est bordé d'un cadre de feuilles de chêne dorées. Les lettres sont d'or avec ombrage sur le côté droit. Tout comme le millésime 1830 qui est entouré d'une couronne de laurier verte. Il est maintenu à la hampe par un fourreau noir à sa droite, tandis que les trois autres côtés sont effrangés aux couleurs nationales.



Le musée communal possède encore le diplôme de remise du drapeau ainsi que l'affiche de la cérémonie de son retour à Huy.

Le combattant hutois de 1830, Jean-Joseph Rondchesne
(né le 20 février 1904 à Huy  et décédé le 21 avril 1905),
posant ici à l'occasion  de son centenaire avec le drapeau d'honneur

Merci à Jean-Marc Demeyer pour ses recherches, aidé du personnel de l'hôtel de ville et de M. Engen du musée communal.

mercredi 12 décembre 2012

Revue Patria (décembre 2012)

La revue "Patria" est publiée par le FUNACV dont Pro Belgica est membre.



vendredi 7 décembre 2012

"50 dates-clés de l'histoire de Belgique" (Alain Destexhe)



Le sénateur Alain Destexhe est parti d'un constat : les Belges (y compris les responsables politiques) ne connaissent pas beaucoup l'histoire de notre pays et celle-ci est parfois "arrangée" à des fins communautaires. Il met d'ailleurs les choses au point dès l'introduction :


"Les Belges ont, en grande partie du moins, une vieille histoire commune qui remonte au XVème siècle et aux ducs de Bourgogne. L'appartenance linguistique ou communautaire n'y a longtemps joué aucun rôle. Comme le souligne Jean Stengers, les peuples flamands et wallons sont des sous-produits de la Belgique. Il y a bien eu des Belges qui se sont sentis comme tels bien avant 1830. Le mouvement flamand ne naît qu'après la révolution et il reste pendant longtemps, au moins jusqu'à la première guerre mondiale, profondément belge et patriotique. Les termes "Flamands" et "Flandre" ne s'imposent peu à peu qu'à partir de la seconde moitié du XIXème siècle pour désigner une entité plus large que l'historique comté de Flandre. Loin d'être un Etat formé de toute pièce par les puissances européennes en 1830, la Belgique est le résultat d'une révolution dont les conséquences ont été imposées à ces mêmes puissances. Aux yeux des Belges nouvellement indépendants, l'Etat artificiel, c'était le royaume des Pays-Bas réunifiés de Guillaume d'Orange qui n'était rien d'autre qu'une reconstruction d'une union alors disparue depuis plus de 200 ans".

L'auteur commence par nous raconter l'époque préhistorique, l'invasion romaine (Jules César : "De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves"), les mérovingiens (Clovis est proclamé roi des Francs à Tournai) et l'essor des villes.

Furieux de l'alliance de son vassal le comte de Flandre avec l'Angleterre, Philippe le Bel (roi de France) l'emprisonne et occupe le comté. Soutenus par des troupes namuroises, les bourgeois et artisans remportent la victoire le 11 juillet 1302 contre les chevaliers français. A cette époque, le terme "Flamand" désigne les habitants du comté de Flandre, qu'ils parlent français ou la langue locale. L'unification de notre pays a lieu au XVème siècle : les principautés, duchés et comtés se regroupent progressivement au sein d'un même Etat sous l'impulsion des ducs de Bourgogne.

Au XVIème siècle, nos provinces intègrent le grand empire de Charles-Quint (né à Gand en 1500) qui nomme sa tante Marguerite d'Autriche, puis sa soeur Marie de Hongrie gouvernantes des Pays-Bas. Les choses se passent moins bien sous le règne de Philippe II avec la répression de son gouverneur le duc d'Albe. Le traité d'Utrecht en 1713 nous attribue aux Habsbourg d'Autriche. Capitale des Pays-Bas autrichiens, Bruxelles profite de la construction de la place Royale, de l'église Saint-Jacques sur Coudenberg, du palais de Charles de Lorraine, de la place des Martyrs, etc. C'est lors de la révolution brabançonne de 1789 en opposition à la politique de Joseph II que le noir, le jaune et le rouge sont affichés pour la première fois et qu'on proclame les très brefs Etats-Belgiques-Unis. De 1794 à 1815, les provinces belges et la principauté de Liège sont annexées par la France qui transforme radicalement nos institutions. Suite à la bataille de Waterloo, la Belgique est offerte au roi Guillaume d'Orange qui crée la Société Générale, les universités de Gand et Liège. Mais le mécontentement monte chez les Belges.

Suite à la révolution belge de septembre 1830, les Hollandais quittent notre pays et la Belgique devient indépendante. Alain Destexhe souligne : "Contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas les grandes puissances qui ont désiré la formation d'un nouvel Etat, mais ce sont les Belges, indépendants depuis peu, qui ont incité les puissances à admettre cet état de fait". Notre nouvelle constitution est l'une des plus modernes de l'époque. Léopold Ier, le premier roi des Belges, prête serment le 21 juillet 1831.

Au fil de ce livre très agréable à lire et très facile à consulter ultérieurement, l'auteur revient sur le développement industriel et la question ouvrière au XIXème siècle (la Belgique est la 2ème puissance industrielle mondiale entre 1810 et 1880!), la colonisation du Congo, les deux guerres mondiales, la Question Royale, le pacte scolaire, l'Exposition Universelle de Bruxelles en 1958 (45 millions de visiteurs), l'immigration italienne et marocaine, la fédéralisation du pays, la marche blanche de 1996, etc. Alain Destexhe termine par l'historique des symboles nationaux (drapeau, lion, devise, monnaie, hymne et fête nationale). Cet ouvrage de 170 pages devrait être lu par tous les étudiants de secondaire et se trouver dans toutes les bibliothèques. J'espère aussi qu'il sera un jour traduit en néerlandais.

Vincent Leroy
Président de Pro Belgica Hainaut

mercredi 5 décembre 2012

Le drapeau d'honneur 1830 de Tournai

Tournai fut l'une des cent communes à avoir reçu un drapeau d'honneur des mains du roi Léopold Ier en 1832 suite à la participation de la ville et de ses habitants à la Révolution belge. L'original a malheureusement disparu suite au pillage du musée d'armes lors de la Seconde Guerre Mondiale. Il existe cependant une copie, exhibée lors de diverses cérémonies, comme sur la photo ci-dessous devant le buste du roi Albert Ier.


Merci à Jean-Marc Demeyer qui nous a aimablement communiqué cette photographie et fait part de ses recherches sur ces drapeaux que nous publierons prochainement.