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jeudi 20 novembre 2025

Les 50 ans du Musée Royal de Mariemont

Il y a 50 ans, la reine Fabiola inaugurait le nouveau Musée Royal de Mariemont. Conçu par l'architecte namurois Roger Bastin, ce bâtiment est un exemple d'architecture brutaliste. Son style a été pensé pour s'intégrer dans l'écrin de verdure du domaine situé à Morlanwelz. 





Dans le cadre du festival Europalia Espagne, le Musée Royal de Mariemont accueille une exposition sur Marie de Hongrie (1505-1558), la sœur de Charles-Quint. 



Nous vous avons déjà parlé sur ce blog de l'Ordre de Marie de Hongrie : lien

Cliquez ci-dessous sur "Morlanwelz" pour retrouver nos autres articles consacrés à cette commune.

vendredi 15 novembre 2024

Inauguration d'une nouvelle galerie au Musée des Chasseurs

Le Musée des Chasseurs a inauguré une nouvelle galerie consacrée à la résistance. C'est la présidente d'honneur du musée Françoise Daspremont qui a coupé le ruban....et elle est aussi membre de notre asbl Pro Belgica !









Merci à Mme Françoise Daspremont (membre de Pro Belgica) pour ses photos. 

Cliquez ci-dessous sur "Charleroi" pour retrouver nos autres articles consacrés à cette commune.

samedi 25 mai 2024

Le 2ème étage du château de Beloeil

 De la galerie du 1er étage, cet escalier (fermé d'habitude au public) permettait aux visiteurs d'accéder pour la première fois au 2ème étage du château de Beloeil


Dans un coin de la chambre du Moulin, on peut voir un portrait du
prince consort Félix de Luxembourg. Sa fille la princesse Alix (décédée en
2019 à Beloeil) a épousé le prince Antoine de Ligne

Une autre chambre décorée pour le concours d'art floral

Le couloir du 2ème étage est situé juste au-dessus de la galerie du 1er étage

Du couloir du 2ème étage, on peut voir la cour du château et l'église de Beloeil

Ces deux photos ont été prises dans la chambre jaune

Cette chambre donne accès à une des tours du château, où se trouve le salon venant sur la photo
suivante

Une salle de bain du 2ème étage

Une chambre d'enfant du 2ème étage décorée sur le thème du Petit Prince

C'est par cet autre escalier (d'habitude fermé au public) qu'on redescend au premier étage

Fin de la visite du deuxième étage du château de Beloeil


Photos et commentaires : Vincent Leroy

lundi 3 juin 2019

Expo sur le camp de prisonniers allemands de Ghlin-Erbisoeul


Du samedi 11 mai au dimanche 18 août 2019, le Mons Memorial Museum accueille une exposition sur le camp de prisonniers allemands de Ghlin-Erbisoeul. Il s’agit de la première exposition consacrée aux prisonniers de guerre allemands détenus par la Belgique après la Seconde Guerre mondiale. Entre témoignages de détenus et documents historiques, l’exposition plonge les visiteurs dans le quotidien de milliers de prisonniers allemands. 

Le camp de prisonniers allemands de Ghlin-Erbisoeul a été ouvert en 1945 par les troupes américaines et fermé en 1948 par l’armée belge. Ce camp a accueilli, à un moment ou l’autre de leur détention, l’écrasante majorité des prisonniers de guerre allemands détenus par la Belgique (près de 52 000). L’exposition, la première proposée par une institution muséale belge sur cette thématique encore brûlante, a pour but de présenter l’histoire et les conditions de vie de ces hommes dans une Belgique en pleine reconstruction au travers d’objets et de documents encore inédits. Le public peut aussi en apprendre plus sur cette Belgique d’après-guerre à l’économie fragilisée, où la production de charbon est au plus bas. Les prisonniers allemands, main d’œuvre importante, disponible immédiatement et peu cher à entretenir, sont mis à contribution dans cette « bataille du charbon », essentielle à l’économie de l’époque et au chauffage de nombreux foyers. Après la fermeture du camp, en 1948, environ 2 000 allemands n’ont jamais quitté la Belgique et y ont fondé une famille. À l’heure actuelle, plusieurs milliers de descendants de ces prisonniers de guerre vivent toujours en Belgique. Cette exposition permet d’en savoir un peu plus sur le passé de leur père ou grand-père. 

Derrière ce projet, un véritable travail d’historien a été nécessaire afin de recouper les témoignages laissés par les prisonniers avec des documents provenant d’archives militaires belges ou d’institutions a priori neutres, comme la Croix-Rouge. De plus, ce sujet est sensible pour ses échos avec l’actualité, particulièrement préoccupée par les problématiques liées à l’enfermement, ainsi qu’au traitement à réserver à certaines catégories de combattants capturés et désarmés.

Source : visitmons.be

mardi 26 mars 2019

Le château de Braffe



Situé dans la commune de Péruwelz, l'actuel château de Braffe est une grande demeure de pur style tournaisien datant de 1705 construite par la famille de Gaest à l'emplacement d'une ancienne ferme. Au 19ème siècle, il passe par mariage aux Maistre d'Anstaing, une famille de chevaliers et écuyers belges. La cour du château est encadré de différentes dépendances (étables, conciergerie, chapelle et grange) et d'un vaste parc avec étangs. 

Photo : Vincent Leroy
Photo : Vincent Leroy
Photo : Vincent Leroy
Photo : Vincent Leroy

L'actuelle propriétaire est Hélène le Maistre d'Anstaing, fille de Thierry le Maistre d'Anstaing (1935-2012) et de Marie-Françoise de Fays (1940-2012) qui ont fait de la politique au sein du PRL et du Front Nouveau de Belgique. Divorcée de Thierry Gilson, Hélène le Maistre d'Anstaing a trois enfants : Léopold, Clémentine et Stéphanie Gilson. 


Photo : Vincent Leroy
Photo : Vincent Leroy
Photo : Vincent Leroy
Photo : Vincent Leroy

Propriété privée, le château de Braffe a été exceptionnellement ouvert au grand public en septembre 2018 à l'occasion d'une exposition florale organisée par la Royal Belgian Flower Arrangement Society.

dimanche 6 août 2017

Carte postale de Rome

Presque immédiatement après leur conversion, les peuples germaniques se sont rendus sur les lieux de culte où l'on vénérait saint Pierre et saint Paul. Il fallut très vite organiser des structures d’accueil pour loger ces pèlerins. C’est ainsi qu’à deux pas de la basilique constantinienne de Saint-Pierre on trouve de petits centres destinés aux Saxons, Lombards, aux Frisons et aux Francs. L'église des Frisons et le Campo Santo dei Teutonici e Fiamminghi existent toujours. Souvent on situe également (mais injustement) le début de l’hospice de Saint-Julien à Rome au VIIIe siècle, tandis que selon la tradition le comte Robert II de Flandre aurait visité la fondation, au cours de son voyage vers la Terre Sainte en 1096. La date précise de la fondation reste toutefois incertaine. 

Les premières mentions historiques d'une chapelle consacrée à saint Julien datent du début du XVe siècle, lors du retour des papes à Rome après leur long exil en Avignon, suite aux schismes douloureux qui éprouvèrent l'Église. Le retour à Rome de la cour pontificale signifiait pour la ville un nouvel essor. De nombreux étrangers suivirent ce mouvement, dans le sillage de la curie romaine. Les «nations» étrangères se fixèrent en ville et Rome devint rapidement la «communis patria», la patrie commune à tous. Les anciens Pays-Bas n’échappèrent pas à ce mouvement et créèrent dès lors leur propre infrastructure, afin d'absorber le flux croissant de personnes venues de nos régions. C'est de cette époque que date l'un des plus anciens écrits sur Saint-Julien, dont une copie conforme existe toujours dans le livre de la confrérie de 1574 : il s’agit des statuts et des règlements de l'hospice pour les pèlerins de 1444. 



À partir de 1624, le registre des pèlerins fut minutieusement tenu à jour. Cela nous donne une idée du flot important de pèlerins venus des Pays-Bas méridionaux vers la Ville Sainte. Entre 1624 et 1790, y furent logés quelque 21.213 pèlerins venus non seulement du comté de Flandre, mais également de l'Artois, de Namur, du Hainaut, de Cambrai et de Tournai. La comptabilité de Saint-Julien nous apprend comment la Fondation intervint financièrement pour aider des gentilshommes agressés, des personnes malades revenant des galères pontificales, et des marins et leurs familles libérées des mains de pirates d'Afrique du Nord moyennant rançon, souvent fort importante. 

Au début du XVIe siècle, la redécouverte de l'Antiquité classique accrut considérablement le pouvoir d’attraction de Rome. Grâce à la munificence des papes de la Renaissance, la ville devint rapidement un pôle d'attraction pour beaucoup de peintres, de sculpteurs, de musiciens et de savants. Assurée de l'appui de fondations telle San Giuliano, Rome fut du XVe au XVIIe siècle un véritable lieu d'immigration pour les Flamands. Une foule de cordonniers, menuisiers, orfèvres, verriers, couturiers et soldats trouvèrent à Rome une seconde patrie. Les riches Flamands de Rome, le clergé, les hommes d'affaires, les artisans et artistes à succès siégeaient dans le conseil d'administration de l'hospice et étaient en même temps membres de la Fraternité Saint-Julien, annexe. Cette fraternité avait une dimension à la fois religieuse et matérielle. Ses membres se soutenaient mutuellement et soutenaient surtout leurs compatriotes nécessiteux, tant dans les occasions joyeuses que tristes. La confrérie avait acquis un grand prestige en 1536 grâce à l’inscription de l’empereur Charles-Quint, originaire de Gand. Leur présence se note encore toujours à travers les pierres tombales cimentées dans le sol de l’église. 



Bien que le conseil d'administration ne puisse être composé statutairement que de membres issus du Comté de Flandre, plusieurs personnes venant d'autres régions (Anvers, Tournai, Binche...) participèrent à la gestion de Saint-Julien, quoique les Brabantois et les Liègeois se rencontraient en première instance dans l’église de S. Maria dell’Anima. Les proviseurs recevaient en revanche le soutien financier de toutes les parties des anciens Pays-Bas. Mais Saint-Julien était bien plus qu'un centre de soutien financier. La petite église était le lieu de ralliement pour les habitants des Pays-Bas méridionaux, qui habitaient Rome, afin de resserrer les liens d'amitié qui les unissaient. 

Cette église Saint-Julien servait de point de chute pour tous les Flamands qui vivaient à Rome, les plus riches protégeant les moins fortunés. Ainsi le banquier Pieter de Visscher d'Audenaerde (rapidement appelé en Italie Pietro Pescatore) était actif à Saint-Julien entre 1618 et 1643. Il fit décorer sa maison de campagne à Frascati par l'Anversois Cornelis Schut. Des artistes réputés, tel Jan Miel de Beveren, au XVIIe siècle, l'un des importateurs à Rome des petites scènes de genre, ou le Bruxellois Louis Cousin, alias Luigi Primo il Gentile, ont fait partie du conseil d'administration de Saint-Julien. 



Le siège actuel de la Fondation à la Via del Sudario fut reconstruit en 1681-1682 et c’est de ce moment-là que date son aspect actuel. La forme octogonale de l'église remonte au début du XVIIIe siècle : sa ressemblance avec San Andrea al Quirinale du Bernin est frappante. Le plan de base fut dessiné par Antonio Maria Borioni (Rome ? - 1727), aidé en cela par son frère Asdrubale Maria Borioni. Le mécène de loin le plus important de la Fondation fut un pharmacien de Ypres, Nicolaas van Haringhen, qui était actif à Rome et fit de Saint-Julien son héritier universel. En 1695 il chargea son ami, Théodore Helmbreker de Haarlem, de peindre la toile de fond du maître-autel. Son héritage servit aussi à d’autres travaux de décoration, au XVIIIe siècle. 

La plupart des œuvres d'art que l'on peut voir de nos jours dans l'église datent du début du XVIIIe siècle. Le médaillon central de la voûte représente l'apothéose de saint Julien. La fresque fut peinte en 1717 par le peintre anglais William Kent, qui connut son heure de gloire plus tard en tant que créateur du jardin anglais, et fut aussi l'architecte de la cour du roi d'Angleterre. Ce médaillon est entouré de quatre figures allégoriques qui représentent respectivement le Comté de Flandre (FLANDRIA, en haut à gauche), Bruges et le Franc de Bruges (BRVGAE, en haut à droite), Gand (GANDARVM en bas à gauche) et Ypres (HYPRAE, en bas à droite), dont les armoiries entourent aussi le médaillon et ornent la façade de l'église, en dessous de l'inscription : ECCLESIA S. GIULIANI HOSPITALIS FLANDRIAE. En 1743, le peintre bruxellois Maximilien Dhaese peignit la toile située au-dessus d'un autel latéral et qui représente les apôtres Pierre et Paul. Des sculpteurs, comme le Gantois Pieter Verschaffelt (auteur de l'ange au sommet du Château Saint-Ange) ou Charles-François van Poucke, de Dixmude, étaient encore membres de la fondation au milieu du XVIIIe siècle. 



L'ancienne organisation de Saint-Julien disparut lors de la prise de contrôle de la fondation par la République Française entre 1798 et 1814. L'église passa ensuite officiellement au Royaume des Pays-Bas, et enfin à la Belgique. Notre dynastie est encore aujourd’hui la protectrice du titre « Royale » que lui octroya Marie-Thérèse impératrice d'Autriche, reine de Hongrie et archiduchesse de Bohème. Le patrimoine de la fondation se compose de trois grands « palazzi » (immeubles) du XVIIIe-XIXe siècle. Elle gère ces biens uniquement grâce aux loyers modestes des 35 locataires et ne jouit d'aucun subside de l'État belge. Le but de la fondation est inchangé depuis les anciens statuts : être disponible pour les compatriotes-pèlerins qui demeurent à Rome ou visitent la Ville Éternelle. Saint-Julien abrite également le siège de la Fondation Darchis, dont l’administrateur délégué est le recteur de Saint-Julien. 



Le 11 novembre, on commémore à Saint-Julien les morts des deux guerres mondiales et on y fête le Roi le 15 novembre. D'octobre à juin, l'Eucharistie dominicale y est célébrée à 10 heures et demie. Lors du Consistoire du 26 novembre 1994, le Scheutiste Jan Schotte fut nommé en tant que premier cardinal-diacre de Saint-Julien. Le Cardinal Schotte mourut le 10 janvier 2005 et fut enterré à Saint-Julien le 10 janvier 2008. Au début du mois de juillet 2008, deux vitraux furent placés dans la porte de la sacristie, dans le chœur de l’église. Ces deux vitraux ont été réalisés par le maître verrier flamand Maurits Nevens et s’intitulent : «L’Invitation» (à gauche) et «Pèlerinage des Flamands à Rome» (à droite).

P. Hugo Vanermen, mSC., Recteur


Merci à Cindy Ghislain (membre de Pro Belgica Hainaut) de nous avoir envoyé des photos de l'église nationale Saint-Julien des Flamands à Rome.


Si vous voyez un endroit lié à la Belgique lors de vos vacances à l'étranger, n'hésitez pas à nous envoyer des photos. Merci d'avance.

lundi 3 juillet 2017

Excursion de Pro Belgica Flandre Orientale

Le dimanche 18 juin 2017, la section Flandre Orientale a invité les membres de Pro Belgica à découvrir la ville de Gand. La journée a commencé par deux heures de découverte de la cité avec des guides bilingues. Le repas de midi a eu lieu dans le cadre du moyenâgeux "Groot Vleeshuis" et a permis à nos membres venus des quatre coins du pays (dont le Hainaut) de faire connaissance. L'après-midi, la visite guidée de la ville s'est poursuivie et s'est terminée par une balade en bateau de 3/4h sur l'Escaut et la Lys. 

Pour les membres de Pro Belgica : un compte-rendu plus détaillé vous sera proposé dans la revue Pro Belgica 2017/2 de juillet.

Photo : Jean-Pierre Bouckaert
Photo : Ludwig Ferens
Photo : Ludwig Ferens
Photo : Ludwig Ferens
Photo : Anne-Françoise Gavel
La table des Hennuyers
Photo : Ludwig Ferens
Photo : Ludwig Ferens
Photo : Anne-Françoise Gavel
Photo : Ludwig Ferens
Photo : Anne-Françoise Gavel


Merci à Anne-Françoise Gavel et Jean-Pierre Bouckaert (comité de la section de Flandre Orientale) et à Ludwig Ferens (membre de la section de Hainaut) pour leurs photos.

mercredi 15 février 2017

Le Chaudeau de Bois-d'Haine

Dans l'un des villages de l'entité manageoise vit un folklore à la tradition séculaire : le Chaudeau, que les Bois d'Hainois et les Bois d'Hainoises appellent volontiers "Caudia" (en wallon). Les origines de cette fête remontent au XVème siècle, aux alentours de l'an 1411. Cette tradition se déroule au début de l'après-midi du mardi suivant le dernier dimanche du mois de juin. Les festivités durent en général quatre jours (elles auront lieu cette année du 23 au 27 juin 2017). Près de 400 personnes participent à cet événement.




Le jour dit, un cortège constitué de garçons et de filles vêtus de costumes paysans, mais également de chevaux tirant des chars dans lesquels prennent place des enfants accompagnent, au son d'une musique folklorique, le maître de cérémonie (appelé ordonnateur) et des marmitons, dans les rues du village jusqu'à un marronnier séculaire. L'ordonnateur chevauche une pièce de bois et tient dans sa main une louche, dans une parodie d'un cavalier à l'épée. A la tombée du jour, le chaudeau (une sorte de lait agrémenté de sucre et de biscuits) est cuit dans une marmite par-dessus un feu de bois sous le marronnier. La cérémonie est agrémentée de danses et de chansons. Lorsque le breuvage est prêt, il est offert au bourgmestre et au curé de l'église voisine. Ce n'est qu'ensuite qu'il sera distribué à la population.




Plusieurs légendes entourent l'origine de cette tradition. L'une d'entre elles indique que le chaudeau serait une réminiscence des fêtes de solstices druidiques, données en l'honneur de jeunes guerriers que l'on faisait courir sur des charbons ardents. Une autre précise qu'il s'agissait d'offrir des bols de lait chaud (avec sucre et biscuits) aux mères de famille qui cherchaient la protection de Saint-Jean, le patron de la paroisse de Bois-d'Haine. Le caractère religieux de la fête a été abandonné vers 1715. 




Le bourgmestre et le curé


Source : supplément "Guide pratique des carnavals 2017" du journal "La Nouvelle Gazette"

Merci à l'abbé Bryan Sultana (membre de Pro Belgica Hainaut) de nous avoir autorisés à reprendre ces photos.