mercredi 17 décembre 2014

Pro Belgica aux funérailles de la reine Fabiola

Ce 12 décembre, une dizaine de membres de Pro Belgica ont participé aux funérailles de la reine Fabiola (1928-2014) à l'intérieur ou à l'extérieur de la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles. Le conseil d'administration était représenté par la présidente Jacqueline de Montjoye et trois administrateurs : Pierre-Henri Van Caubergh, Anthony Milléquant et Yves Roland. Ce dernier était derrière le chœur avec les autres porte-drapeaux. Les deux sections provinciales étaient également représentées : la section Flandre Orientale par son président Peter Broos ; la section Hainaut par son secrétaire Valentin Dupont et sa trésorière Merry Goffinet - de Looz-Corswarem. D'autres membres de Pro Belgica étaient également présents : Jean-Paul Van Goethem et son épouse, Jacques Bocklandt, Nico Patelli, Céline Van Caubergh, Quentin Daems, p.ex. 




Plusieurs de ces membres de Pro Belgica étaient présents sur le parvis de la cathédrale avec des drapeaux belges à couronne lesquels ne sont pas passés inaperçus. Leur photo s'est retrouvée dans le supplément des quotidiens "La Dernière Heure" et "La Libre Belgique", qui ont parlé de cette action et interviewé Quentin Daems, un jeune nouveau membre namurois, qui a pu présenter notre association en quelques lignes.



Merci à Anthony Millequant et Yves Roland, administrateurs de Pro Belgica, pour leurs photos. 

lundi 15 décembre 2014

Communiqué de presse de l'asbl BPlus



Notre pays aura pris une nouvelle forme dans quelques mois. La sixième réforme de l'Etat met l'accent d'une manière significative sur les compétences des Régions. Dorénavant, elles pourront, de même que les Communautés, prendre un certain nombre de décisions qui étaient jusqu'à présent du ressort de l'Etat fédéral. 

Ceci signifie aussi que les contacts entre les différentes entités fédérées du pays vont diminuer naturellement. Et, cependant, la majorité des Belges des deux côtés de la frontière linguistique ne souhaite pas voir notre pays se désagréger. Après 180 années passées ensemble, les Belges ont appris à vivre avec les différences aussi bien qu'avec les similitudes. 

Les structures, comme celles d'un Etat, n'existent pas en tant que telles. Elles ne peuvent se maintenir que dans la mesure où il existe un lien entre les citoyens qui en sont la base. C'est la raison pour laquelle des initiatives sont nécessaires pour conserver et renforcer les liens de vivre ensemble entre Flamands, Francophones et Germanophones. 

Un jumelage entre les villes et communes des deux côtés de la frontière linguistique en est un exemple. Il serait tout de même étonnant d'avoir des contacts directs avec des communes à l'autre bout du continent, mais de ne pas connaître les communes toutes proches. B Plus est persuadé qu'il faut investir dans plus de compréhension et de respect mutuel entre tous les citoyens du pays et qu'il y a un intérêt de la part de la population pour savoir ce qui se passe « là-bas ». 

C'est la raison pour laquelle B Plus, un mouvement pluraliste qui promeut une Belgique fédérale, solidaire et efficace, a envoyé une invitation écrite aux Collèges communaux de toutes les villes et communes du pays pour évaluer un jumelage avec une ville ou commune de l'autre côté de la frontière linguistique. Le mouvement est disposé à jouer le rôle de plateforme pour les premiers contacts, tandis que l'organisation pratique ainsi que la réalisation des différentes activités qui seront élaborées dans le cadre de cette initiative incomberont aux acteurs concernés.


jeudi 11 décembre 2014

Le mausolée du Val de Beaulieu à Cambron


Le comte Dieudonné, Hubert, Joseph du Val de Beaulieu est né le 15 août 1786 à Mons. Il est le fils du baron Constant Duval (ou du Val) de Beaulieu (1751-1828), qui naquit à Leuze-en-Hainaut, et de Marie-Thérèse de Wolff (1750-1800). Son père occupa la fonction de maire de Mons de 1800 à 1815 sous le Consulat puis le Premier Empire. Il fut élevé par lettres patentes de 1809 comme Comte de Beaulieu et de l'Empire. 



Très jeune, le comte Dieudonné devient auditeur du Conseil d'Etat, avant d'être chargé de missions en Italie. Il y sera nommé par l'empereur Napoléon commandant de Raguse avant de devenir intendant supérieur de la province de Burgos en Espagne. De retour en France en 1811, il se voit affecté de nouvelles missions en Allemagne puis est nommé comme membre du Conseil des magistrats du Rhin, à Strasbourg. Aux alentours des années 1812 et 1813, il réoccupe à Paris sa fonction initiale d'auditeur du Conseil d'Etat. 



Durant la période hollandaise, il siégea aux Etats Provinciaux du Hainaut ainsi qu'à la deuxième chambre des Etats Généraux. Après la Révolution belge, il est élu membre du Congrès National pour le district de Mons. En juin 1831 il a fait partie de la délégation envoyée à Londres pour annoncer au prince Léopold de Saxe-Cobourg son élection comme Roi des Belges. La même année, il devint envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Berlin. De 1832 à 1835, puis de 1836 à sa mort en 1844, il fut membre du Sénat pour l'arrondissement de Mons. Dans la Biographie du Hainaut (1902), on peut lire du comte Dieudonné que "Partout il se fit remarquer par une généreuse indépendance d’opinion qui fait taire les intérêts personnels pour ne s’occuper du bien-être général. Les discours qu’il prononça dans le cours de sa vie parlementaire, improvisés pour la plupart, attestent l’élévation de ses sentiments, la variété de ses études et la vivacité de son esprit". 



En 1819, il s'est marié à Marie-Thérèse du Toict (1791-1851). Le couple n'a pas eu d'enfants. Sa famille possédait le château d'Attre (Bruglette), le château de Beaulieu à Havré (Mons) et fit bâtir un château sur le site de l'ancienne abbaye de Cambron où le comte Dieudonné installa un haras renommé qui comptait à son décès plus de 400 chevaux. Le comte Dieudonné du Val de Beaulieu s'est éteint le 19 février 1844, à l'âge de 58 ans, en son hôtel bruxellois de la rue du Pont-Neuf. Il avait reçu la Croix de fer en 1833 et plus tard l'Ordre de Léopold. Il était également Commandeur de l'Ordre de la branche Ernestine de Saxe et titulaire de l'Ordre de la Légion d'honneur.



Les photos du mausolée de la famille, où repose le comte Dieudonné, au sein du cimetière de Cambron (Bruglette) sont dues à Jean-Louis Dieu, porte-drapeau de la FNC Brugelette et membre de Pro Belgica Haianut, que nous remercions vivement.
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Sources :
- Site Unionisme.be 
- MATTHIEU E. (1902), Biographie du Hainaut, tome 1, Enghien, A. Spinet, pp. 235-236
- Extrait du Moniteur belge relatant son décès (n°51 - 20/02/1844)

vendredi 5 décembre 2014

Commémoration de l'Armistice dans la commune de Chièvres





Après les différentes commémorations de l'Armistice, les responsables politiques (dont le député-bourgmestre Bruno Lefebvre), les associations patriotiques, les fanfares locales et les écoles de la commune de Chièvres se sont retrouvés au Musée de la Vie Rurale pour le verre de l'amitié et la clôture de l'exposition 14-18.




Source photos : page Facebook de l'Office du Tourisme de la Ville de Chièvres.

A noter que le 13 décembre, une conférence sur la première guerre mondiale aura lieu à Huissignies (commune de Chièvres) :


jeudi 4 décembre 2014

Hommage à Charles Roman à Lessines

Le 25 novembre 2014, la Ville et les Associations Patriotiques de Lessines se sont souvenues et ont honoré : Charles Roman, Lieutenant Colonel Aviateur DFC - DSO. Qui est-il ? Charles Roman est né à Lessines, le 28 septembre 1909. 

En 1928, âgé de 19 ans, il entre à l’école de l’Aéronautique Militaire. Breveté pilote en 1931, il sert dans diverses escadrilles opérationnelles avant d’être formé comme moniteur au pilotage. A l’aube de la seconde guerre mondiale, il est affecté à l’école de Gosselies avec le grade d’Adjudant candidat officier d’active. Le 11 mai 1940, dans le cadre de la Campagne des 18 jours, il est blessé, lors d’une mission de convoyage. Replié sur la France avec son unité, il est soigné à l’hôpital de Caen. Le 17 juin 1940, il apprend le projet d’armistice du Maréchal Pétain, suffisamment rétabli et désireux de poursuivre la lutte, il décide de gagner la Grande- Bretagne. Il rejoint le port de Brest, s’embarque en compagnie de soldats britanniques à bord d’une malle belge de la ligne Ostende – Douvres qui s’y était réfugiée et débarque à Falmouth, le 23 juin 1940. 



Incorporé dans les rangs de la RAF Volunteer Reserve, il est affecté en août 1940 au 236ème Squadron du « Costal Command » (escadrille de défense côtière) équipée de « Blenheim Mk IV ». Revêtu du grade de Pilot Officer, il prend part à la bataille d’Angleterre. Il effectue des missions de protection de convois et de reconnaissance sur les ports du continent susceptibles de servir de bases de départ à une invasion de la Grande-Bretagne. 

En avril 1941, il rejoint le 272ème Squadron équipé de « Beaufighter ». L’unité est appelée à se redéployer dans le théâtre méditerranéen. Charles Roman effectuera deux tours d’opérations au sein de cette escadrille (de mai 41 à mai 42 et de mai 43 à juin 44). Dans l’intervalle, il sera partie prenante dans la formation du 349 (Belgian) Squadron à Ikeja (Nigéria). En Afrique du Nord, il participera à la lutte contre l’Afrika Korps, à la défense de Malte, au débarquement en Sicile et en Italie. 

Faisant rapidement autorité, il conduira les formations qui lui sont confiées aussi bien dans des opérations maritimes (attaques de navires et missions de couverture de convois) qu’en appui des opérations au sol (attaques d’aérodromes et de concentrations blindées). Il se distinguera tout au long de ces missions par son sens du commandement, son courage, son intrépidité toujours mesurée. Nommé Squadron Leader, il sera décoré de la « Distinguished Flying Cross » et en reconnaissance suprême de ses mérites, fait membre du « Distinguished Service Order ». 

Rappelé en Angleterre en septembre 1944 pour servir au sein de l’Etat-Major de la Section Belge de la RAF, il n’aura de cesse de retourner en opérations. Dans cette perspective, il suit une formation de chasseur de nuit sur Mosquito NF30. Le 29 juillet 1945, sa formation terminée, il est versé au 29 Night Fighter Squadron. En octobre 1946, il sera une des chevilles ouvrière de la reconstitution de l’Aviation Militaire. Il reçoit du Gouvernement Belge la Croix d’Officier de l’Ordre de Léopold avec Palme et est également titulaire de la Croix de Guerre 1940 – 1945 avec Palmes et Lions. 

En octobre 1949, il prend le commandement de la 10ème Escadrille de Chasse de Nuit. Il est nommé Lieutenant-colonel, le 26 juin 1953, et devient Commandant du 1er Wing de Chasse de Beauvechain, le 15 février 1954. Le 25 novembre 1954 à 20h27, le Lieutenant-colonel Charles Roman et son navigateur, le Commandant Jean-Louis de Norman et d’Audenhove, en service aérien commandé, décollent à bord du Meteor XI KT – 2, pour leur 3ème vol de la journée. A 21h05, ils ont un dernier contact avec la tour de contrôle de la base de Beauvechain. Quelques instants plus tard, le KT- 2 s’écrase à Basse Houssière (Braine-le-Comte). Ainsi disparaissait ce wallon de Lessines, simple et modeste, persuadé en son for intérieur qu’il ne faisait que son devoir.

Ce 25 novembre, à 9h30, les personnalités arrivent à l’Hôtel de Ville de Lessines : M. le Représentant du Ministre-Président de la Région Wallonne, M. Bracaval, Commissaire d’arrondissement, représentant le Gouverneur de la province du Hainaut M. Tommy Leclercq, M. le Commandant militaire de la province du Hainaut, le Colonel d’aviation Administrateur militaire Pierre Bancu, M. le Commandant du 1er Wing de la base aérienne de Beauvechain, le Colonel Aviateur BEM Franchomme accompagné de quelques membres de son personnel ainsi qu’un peloton d’Honneur composé de 8 hommes, deux représentant de la RAF (le Flight Lieutenant Becky Kirk et le Wing Commander Stuart Andrews), M. l’Echevin Michaux de la Ville de Renaix, M. Michel de Norman et d’Audenhove, fils du Commandant Jean-Louis de Norman et d’Audenhove, des délégations des Associations Patriotiques de Renaix, Brakel, Ellezelles, Péruwelz,... et bien d’autres personnes. C’est au environ de 80 personnes qui ont embarqué dans les bus qui nous ont emmené sur le site de la cérémonie, au Square Charles Roman qui avait déjà été inauguré en 1984. 

Devant la stèle et la plaque commémorative


A 10h30, arrivée sur place, il y avait déjà environ soixante élèves et des voisins qui nous attendaient. Le peloton d’Honneur et les Porte-drapeaux se placent près de la stèle dédiée au Colonel tandis que les invités prennent place sur les chaises qui leur sont destinées. 



C’est l’Echevine Mme Prive qui les remercie de leur présence et qui leur explique le déroulement de la cérémonie. Ensuite c’est le Président du Front Uniques des Associations Patriotiques de Lessines, M. Delhove Luc qui présente le Lieutenant-colonel DFC-DSO Charles Roman. Il invite ensuite Mme Prive, Echevine de Lessines et le Colonel Aviateur Franchomme, Commandant du 1er Wing de Beauvechain à découvrir la plaque biographique du Colonel Roman, placée au pied de la stèle. Les Honneurs sont remis et la sonnerie « Aux Champs » retentit. Des avions, trois F-16, font deux passages au dessus du site. Delhove Luc procède alors à l’appel des personnalités pour les dépôts de fleurs. Ceux-ci terminés, la cérémonie se termine par la Brabançonne et the God Save The Queen. 



A 11h30, nous reprenons les bus pour nous rendre à la Pelouse d’Honneur de la Ville pour nous recueillir son la sépulture de Roman : sonnerie « Aux Champs », dépôt de fleurs suivit par les Hymnes Belges et Anglais. Nous repartons pour le centre ville, à l’Hôpital Notre-Dame à la Rose, salle de l’ « Ecuelle » pour le verre de l’amitié.

Devant la sépulture du Colonel Roman

Merci à Luc Delhove, président de la Fédération Royale et Nationale des Invalides de Guerre et président du Royal Front Unique des Associations Patriotiques de Lessines, ainsi que membre de Pro Belgica Hainaut, pour son compte-rendu et ses photos. 

mercredi 3 décembre 2014

Commémoration de l'Armistice à Jumet

A Jumet, la commémoration de l'Armistice a eu lieu dans l'ancienne maison communale. De style néo-classique, elle a été construite entre 1825 et 1827 par l'architecte Jean Kuypers. Malgré la fusion des communes, ce bâtiment reste toujours utilisé et accueille un guichet pour le service état-civil. La Salle du Conseil (aujourd'hui Salle des Mariages) a beaucoup de charme, contenant toujours sa décoration et ses boiseries d'origine. L'ancienne maison communale accueille aussi de nombreuses commémorations et manifestations, notamment celles liées au Tour de la Madeleine, reconnu au patrimoine de l'Unesco, dont nous vous avons déjà parlé (lien).





La Garde Civique 1830 de Charleroi participait également à cette cérémonie (plus d'infos à leur sujet : lien vers notre article).



C'est de cette ancienne maison communale que sont partis les volontaires de Jumet en 1830 pour les combats de Bruxelles. Une plaque commémorative leur rend hommage, et a été fleurie ce 11 novembre. 

La plaque est en haut à gauche sur la photo
Viviane Mannert de la Garde Civique 1830 de Charleroi

Les personnes présentes ont également fleuri d'autres monuments de Jumet. 





Merci à Roro Amigowill, Philippe Hembise et Thibaut Schonaerts (membre de Pro Belgica Hainaut) de nous avoir autorisés à reprendre leurs photos.

mardi 2 décembre 2014

Commémoration de l'Armistice à Nimy

Nous continuons notre tour des différentes sections de la commune de Mons. Après Jemappes, Mesvin, Obourg, Flénu, Ciply et Cuesmes, direction aujourd'hui Nimy. Le 11 novembre, des dépôts de fleurs ont eu lieu au cimetière et devant le monument de la place, en présence de deux membres de Pro Belgica Hainaut : le président provincial Vincent Leroy ainsi que la conseillère provinciale Catherine Hocquet. La Ville de Mons était représentée par le député et échevin Georges-Louis Bouchez. Une réception a ensuite eu lieu dans l'ancienne maison communale de Nimy.








Merci à Chantal Beghin de nous avoir autorisés à reprendre ses photos.

Photos de la commémoration de Nimy du 11 novembre 2013 : lien

A noter enfin que vous pouvez retrouver le Mouvement Patriotique de Nimy sur Facebook : lien