Vendredi 4 mai 2012 : Last Post à Ploegsteert.
Samedi 5 mai 2012 : Défilé de la Libération à Wageningen aux Pays-Bas en présence d'une délégation belge.
Samedi 5 mai 2012 à 11h30 : Assemblée générale annuelle de l'asbl BPlus à Uccle.
Samedi 5 mai 2012 à 11h : Commémoration à Anderlecht du V-Day et de la libération des camps nazis.
Samedi 5 mai 2012 à 19h15 : Dépôt de fleurs à Harmignies devant les plaques commémoratives 1914-1918 et 1940-1945.
Dimanche 6 mai 2012 à 11h : Départ du cortège à la maison communale de Jemappes vers les différents monuments.
Mardi 8 mai 2012 à 11h : Commémoration de la fin de la deuxième guerre mondiale à la Colonne du Congrès à Bruxelles.
Mardi 8 mai 2012 à 10h45 : Commémoration de la fin de la deuxième guerre mondiale à Mons (place du Parc et rue des Barbelés).
Mardi 8 mai 2012 à 17h : Hommage au monument aux morts de Bougnies.
Mardi 8 mai 2012 à 11h : Dépôt de fleurs au monument central aux morts d'Havré.
Mardi 8 mai 2012 à 10h40 : Départ du cortège de la place de Cuesmes vers les différents monuments.
Dimanche 13 mai 2012 : Remember Day à Bon-Secours : visite du bivouac le matin et spectacle à 15h (2h de spectacle avec 200 figurants).
Dimanche 13 mai 2012 à 10h : Cérémonie annuelle du souvenir à l'Enclos des Fusillés à Oostakker.
Dimanche 13 mai 2012 à 11h : Départ du cortège de l'église de Ghlin vers les différents monuments.
Lundi 14 mai 2012 à 11h : Dépôt de fleurs au monument aux morts des deux guerres sur la place communale de Nimy.
Mardi 15 mai 2012 à 20h : Présentation du livre "Louis de Potter, révolutionnaire belge en 1830" par Nicolas de Potter et René Daelemans à la maison communale de Schaerbeek.
Mercredi 16 mai 2012 à 10h : Hommage au monument aux morts de Baulers aux victimes de guerres baulersoises et aux soldats français morts lors de la Bataille de Baulers en 1940.
Dimanche 20 mai 2012 : Journée Nationale de la Lys à Courtrai.
Un grand MERCI à toutes les personnes qui nous ont envoyé ces informations!
jeudi 3 mai 2012
mardi 1 mai 2012
Première excursion de Pro Belgica Hainaut
A l'initiative de Pro Belgica Hainaut, une bonne dizaine de membres de Pro Belgica se sont retrouvés le 1er mai au Musée Bellevue sur la place des Palais à Bruxelles. Ils ont d'abord découvert l'exposition temporaire consacrée à la princesse Charlotte de Belgique, fille du roi Léopold Ier et épouse de l'éphémère empereur du Mexique Maximilien d'Autriche. L'exposition présentait une série de tableaux que Charlotte a peints au château de Miramar (Italie), ainsi que des documents et souvenirs tirés des archives Goffinet et prêtés par le Fonds du Patrimoine de la Fondation Roi Baudouin. Quelques objets très personnels comme une mèche de cheveux, des bas, un coffret à bijoux, un agenda ayant appartenus à la princesse ont apporté une note très humaine de cette femme au destin tragique. Les membres de Pro Belgica (dont des descendants de la famille Goffinet) ont ensuite visité les collections permanentes du musée qui retrace l'histoire de notre pays depuis son indépendance en 1830 à nos jours de façon didactique accessible à tous. Le repas de midi au restaurant du musée a permis à nos membres de faire plus ample connaissance les uns avec les autres, et de parler de la Belgique, de notre association et des activités qu’elle organise les 21 juillet et 22 septembre prochains.
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| (© Yves Roland, porte-drapeau de Pro Belgica) |
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| (© Yves Roland, porte-drapeau de Pro Belgica) |
dimanche 29 avril 2012
La Campagne des Dix-Jours
Après avoir prêté serment comme premier Roi des Belges, Léopold Ier effectue des visites dans les grandes villes du pays. Le 2 août, depuis Liège, il apprend que des troupes hollandaises ont franchi la frontière belge près de Poppel. Un peu moins d’un an après le début de la Révolution belge, le roi Guillaume Ier des Pays-Bas décidait de prendre sa revanche. Ce ne sont pas moins de 60.000 hommes que le Roi hollandais a mobilisé pour cette opération de reconquête. 26.000 hommes ont d’ailleurs été placés sous le commandement du prince d’Orange. Sans ministre à ses côtés, depuis la Cité ardente, le Roi appelle Joseph Lebeau, qui fut un des membres du Congrès National puis ministre du régent Surlet de Chockier, et qui exerce à Liège comme avocat général près la Cour d’appel.
Le 3 août, le souverain est de retour à Bruxelles où il déclare le lendemain : « Belge comme vous, je défendrai la Belgique. Je compte sur la Garde Civique, sur l’Armée, sur le courage et le dévouement de tous. Je me rends à mon poste. J’y attends tous les Belges à qui la Patrie, l’honneur et la liberté sont chers ». Au même moment, la ville d’Anvers tombait. Le Roi des Belges joue alors un rôle prépondérant et n’hésite pas à combattre auprès de ses hommes. Les tout nouveaux hommes politiques belges de l’époque s’accommodent très bien de la situation, préférant laisser à un chef d’Etat familier de la diplomatie et de l’armée le droit de régler cette question.
Le roi Léopold Ier aurait aimé pouvoir réagir seul face à cette violation de son territoire. Mais l’armée belge, composée seulement de 20.000 jeunes soldats, ne fait pas le poids. Les soldats belges sont inexpérimentés et désorganisés, les armes manquent, il faut se débrouiller avec peu de munitions, un état-major inexistant, aucune intendance et une absence d’un service de santé. Par ailleurs, la méfiance règne entre les régiments et les volontaires. Ainsi sur les conseils de Joseph Lebeau, le souverain réclame par la voie diplomatique une intervention militaire des Puissances étrangères. Le Ministre de Belgique à Paris, M. Le Hon, se charge de contacter la France, tandis que Sylvain van de Weyer, membre du gouvernement provisoire de 1830, désormais représentant belge à Londres, établit le contact avec la puissance garante de la neutralité belge.
Le roi Léopold Ier aurait aimé pouvoir réagir seul face à cette violation de son territoire. Mais l’armée belge, composée seulement de 20.000 jeunes soldats, ne fait pas le poids. Les soldats belges sont inexpérimentés et désorganisés, les armes manquent, il faut se débrouiller avec peu de munitions, un état-major inexistant, aucune intendance et une absence d’un service de santé. Par ailleurs, la méfiance règne entre les régiments et les volontaires. Ainsi sur les conseils de Joseph Lebeau, le souverain réclame par la voie diplomatique une intervention militaire des Puissances étrangères. Le Ministre de Belgique à Paris, M. Le Hon, se charge de contacter la France, tandis que Sylvain van de Weyer, membre du gouvernement provisoire de 1830, désormais représentant belge à Londres, établit le contact avec la puissance garante de la neutralité belge.
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| Le prince d'Orange à la tête des combats, le 3 août à Ravels (province d'Anvers) |
Le 8 août, le général Daine, commandant l’Armée de la Meuse, est écrasé à Hasselt et ses hommes entrent en débandade en direction de Liège. Les Hollandais ne cessent de gagner du terrain et les hommes du prince d’Orange avancent désormais vers l’ouest. Ensuite c’est Louvain qui est pris, après une bataille qui voit la défaite de l’Armée de l’Escaut.
L’appel lancé auprès de la France trouve un écho favorable et l’Armée du Nord, à la tête de laquelle se trouve le maréchal Gérard, passe la frontière le 9 août. Parmi les 50.000 hommes envoyés par le roi Louis-Philippe Ier, se trouvent ses fils, le duc d’Orléans et le duc de Nemours (à qui la couronne belge avait été proposée par le Congrès National). Au même moment, les Hollandais, avertis de l’intervention française, restent sur leurs positions et décident de ne pas marcher vers Bruxelles. Les Pays-Bas croyaient alors pouvoir bénéficier dans cette aventure de l’appui de la Russie et de la Prusse, deux puissances qui s’étaient montrées hostiles à l’indépendance de la Belgique. Mais une révolte en Pologne changera la donne : l’empire tsariste se verra dans l’obligation de mater ces révolutionnaires plutôt que de songer à la question belge, et de son côté la Prusse ne désirera pas intervenir seule. De plus, une autre menace se profile pour les soldats hollandais. En effet, un corps de volontaires, réunis par Charles de Brouckère arrive depuis le nord de la Belgique, si bien que les hommes du roi Guillaume craignent d’être pris en « tenaille ».
Au final, il n’y aura pas de réel combat entre Français et Hollandais à Louvain. Les derniers ont préféré choisir la voie de l’évacuation progressive du territoire belge, sauf de la citadelle d’Anvers. Un cessez-le-feu intervient le 12 août. Au final cette campagne aura fait 131 morts et 590 blessés.
La question d’Anvers ne sera réglée, elle, que le 23 décembre 1832 après un siège de l’Armée du Nord du maréchal Gérard. Cette campagne militaire, plutôt désastreuse pour la Belgique aura des conséquences pour notre pays : un Traité des XXIV articles remplacera en 1839 le Traité des XVIII articles (adopté en 1830) qui était trop favorable à la Belgique selon le roi Guillaume Ier. Ce nouveau traité remodèlera le territoire belge : perte de l’actuel Limbourg néerlandais, de la partie dite « allemande » du grand-duché de Luxembourg, et des villes de Maestricht, Venlo et Roermond. Par ailleurs, suite à ce malheureux épisode qui a bien failli coûter l’indépendance de la Belgique, le roi Léopold Ier sera très sensible aux questions militaires durant son règne et fera en sorte que l’armée belge puisse être complètement réorganisée. Ces préoccupations perdureront également durant le règne de son fils, Léopold II, qui soutiendra d’importants travaux de fortifications.
En 1904, une chapelle est érigée en mémoire de ceux qui sont tombés en 1831, au sommet de la colline « Roeselberg » à Hérent-Wygmael (Brabant flamand). A l’occasion du centenaire de la Belgique, un mémorial est inauguré sur ce même site en présence du prince Léopold, duc de Brabant, et des régiments ayant pris part aux combats et de leurs drapeaux de 1831.
La question d’Anvers ne sera réglée, elle, que le 23 décembre 1832 après un siège de l’Armée du Nord du maréchal Gérard. Cette campagne militaire, plutôt désastreuse pour la Belgique aura des conséquences pour notre pays : un Traité des XXIV articles remplacera en 1839 le Traité des XVIII articles (adopté en 1830) qui était trop favorable à la Belgique selon le roi Guillaume Ier. Ce nouveau traité remodèlera le territoire belge : perte de l’actuel Limbourg néerlandais, de la partie dite « allemande » du grand-duché de Luxembourg, et des villes de Maestricht, Venlo et Roermond. Par ailleurs, suite à ce malheureux épisode qui a bien failli coûter l’indépendance de la Belgique, le roi Léopold Ier sera très sensible aux questions militaires durant son règne et fera en sorte que l’armée belge puisse être complètement réorganisée. Ces préoccupations perdureront également durant le règne de son fils, Léopold II, qui soutiendra d’importants travaux de fortifications.
En 1904, une chapelle est érigée en mémoire de ceux qui sont tombés en 1831, au sommet de la colline « Roeselberg » à Hérent-Wygmael (Brabant flamand). A l’occasion du centenaire de la Belgique, un mémorial est inauguré sur ce même site en présence du prince Léopold, duc de Brabant, et des régiments ayant pris part aux combats et de leurs drapeaux de 1831.
Le 21 avril 2012, la princesse Astrid était présente au cimetière communal d’Houthalen-Helchteren dans la province du Limbourg. Elle a présidé à l’inauguration d’une croix commémorative et de deux monuments représentants les faits.
Valentin Dupont
Secrétaire de Pro Belgica Hainaut
samedi 21 avril 2012
Les Noirauds
En 1876, une crèche de Bruxelles est au bord de la faillite. Des personnes se regroupent et décident de créer le Conservatoire Africain et de récolter de l'argent pour sauver cette crèche. Ils se déguisent en Noirauds pour ne pas être reconnus dans les restaurants qu'ils fréquentent en tant que clients. Leur visage est noirci et leur costume est composé d'un haut de forme blanc, d'un habit noir et d'un pantalon bouffant de couleur vive. La crèche est sauvée.
La princesse Paola accepte, en 1959, la présidence d'honneur de cette association et le Conservatoire Africain devient l'Oeuvre Royale des Berceaux Princesse Paola. La tradition s'intègre dans le folklore bruxellois et la récolte a lieu chaque deuxième week-end de mars. En 1976, les princes Philippe (16 ans) et Laurent (13 ans) se déguisent en Noirauds et circulent incognito dans Bruxelles.
L'Oeuvre Royale des Berceaux Princesse Paola vient en aide à l'enfance défavorisée partout en Belgique, sans distinction de race ou de religion. Cette aide se concrétise, entre autres, par la prise en charge de frais médicaux, l'achat de vêtements ou de nourriture, l'intervention pour des fournitures scolaires, etc. Les demandes sont introduites notamment par le Secrétariat de la Reine, les C.P.A.S., l'Oeuvre de la Naissance et de l'Enfance, et Kind en Gezin. Quelques chiffres concrets : ils ont distribué 62.134, 61 euros à 92 enfants en 2001 et 60.298, 33 euros à 181 enfants en 2002.
| Timbre émis en 1976 à l'occasion du centenaire sur lequel figure le prince Philippe |
Dans son livre "La république du Roi", Jacques Noterman raconte cette anecdote : "Alors princesse, Paola avait assisté à la remise des berceaux qui portent son nom. Elle s'était inquiétée de savoir ce qui se passait ensuite. Le président lui avait répondu que le groupe se rendrait dans un restaurant des environs. Il avait ajouté qu'elle était la bienvenue. Mais elle attendait Albert, parti en visite officielle. Un peu plus tard, le Belvédère avertissait que le couple princier venait les rejoindre à "La Cigogne", rue des Pierres. Les Noirauds avaient hésité entre le style guindé et la façon relax. Ils avaient décidé d'être comme d'habitude. La soirée s'est fort bien passée. En quittant le groupe, Albert avait remercié le président en des termes qui ne laissent aucun doute sur sa sincérité : "C'est comme si nous avions passé une soirée de vacances". C'était en 1984. Les Noirauds regrettent beaucoup de ne plus avoir le plaisir d'offrir des vacances, même d'un soir, aux souverains".
Devenue reine, Paola reste présidente d'honneur. Elle se rend en 1998 à l'Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola pour découvrir l'appareil d'autotransfusion offert par l'association. Elle visite en 2001 et 2006 les expositions organisées à Bruxelles pour le 125ème et le 130ème anniversaires de l'Oeuvre Royale des Berceaux Princesse Paola. Les Noirauds font partie des invités de la Reine lors de la réception donnée en 2007 dans le domaine royal de Laeken pour ses septante ans.
A l'occasion du 50ème anniversaire de sa présidence d'honneur en 2009, la reine Paola visite le stand de l'association lors de la fête nationale, invite les Noirauds à la garden-party organisée pour ses noces d'or, et assiste avec ses petits-enfants au spectacle du cirque Bouglione offert par l'Oeuvre Royale des Berceaux Princesse Paola à des enfants défavorisés.
Texte de Vincent Leroy, président de Pro Belgica Hainaut
Recherche des photos par Valentin Dupont, secrétaire de Pro Belgica Hainaut
dimanche 15 avril 2012
"De l'intérêt de la monarchie"
La semaine dernière, Le Soir affirmait que le roi Albert II comptait abdiquer le 21 juillet 2013. La rumeur est récurrente dans la presse, à l’image d’une cinquième grossesse de la princesse Mathilde. Alors, est-ce vrai cette fois ? Difficile à affirmer avec certitude. Sans être probable, la chose est possible. En effet, Sa Majesté approche tout doucement des 80 ans (il les aura le 06 juin 2014), il mériterait enfin un peu de repos. Cependant, en Belgique, les souverains n’ont pas l’habitude d’abdiquer, nous ne sommes pas au Grand-Duché du Luxembourg ou bien aux Pays-Bas où il existe une tradition de l’abdication. En Belgique, le Roi meurt sur le trône comme le dit l’expression. L’unique cas d’abdication d’un Roi fut celui de Léopold III, après la Question Royale et dans les conditions que l’on sait.
La persistance de cette rumeur dans la presse entraîne un autre débat, celui de l’intérêt même de la monarchie. Je pense (oui ça m’arrive) que la monarchie belge a plus que fait ses preuves en Belgique depuis le 21 juillet 1831. Lors de ma défense de TFE en août dernier, le député wallon Manu Disabato (écolo) m’avait demandé pourquoi je défendais la monarchie. Sa question m’avait quelque peu désarçonné (la monarchie n’étant pas le sujet de mon travail), mais j’ai amélioré mon argumentaire depuis lors…
La Maison de Belgique (de Saxe Cobourg Gotha jusqu’après la Première Guerre Mondiale) a en quelque sorte lié son destin à celui de la Belgique depuis plus de 180 ans. Depuis tout ce temps, une tradition du bien faire a été mise en place et une réelle connaissance du pays et de son peuple a été construite, règne après règne. En outre, l’intérêt d’un Roi coïncide avec celui du pays. Contrairement à un président, qui agit en tant que figure et porte-drapeau d’un parti politique, le Roi est neutre politiquement. Sa seule ambition personnelle est d’agir dans l’intérêt du pays, du peuple. Comme il est au-dessus de la mêlée, il n’y a pas de raison pour qu’il se fourvoie dans un monde affairiste. Vision utopique ? Je ne pense pas…
En Belgique, le Roi règne mais ne gouverne pas. Par définition c’est le gouvernement qui possède le vrai pouvoir. Que se passe-t-il en France ? Dans la tête des Français, il n’y a pas de délimitation vraiment claire entre les initiatives et les prérogatives du Premier Ministre et du président. Le président Sarkozy (malgré tout le respect que je peux avoir pour lui) est omniprésent, hyperactif même, au détriment de son Premier, François Fillon. Alors qui détient réellement les clés du pouvoir dans la république française ? Le gouvernement ou le président ? Cette question ne se pose absolument pas en monarchie. C’est le gouvernement. Certaines républiques (Italie, Allemagne…) ne confèrent à leur président qu’un rôle protocolaire, symbolique… un peu comme dans une monarchie en fait…
Certaines personnes arguent que le système monarchique est archaïque et absolument pas démocratique. Rien n’est plus faux. Les systèmes monarchiques de Louis XIV, Soliman le Magnifique ou de la Russie Impériale le sont peut-être, mais pas celui de la Belgique fédérale de 2012. La Belgique est une monarchie constitutionnelle et parlementaire. Cela veut dire que le peuple est protégé par la Constitution, le peuple a conféré sa souveraineté au parlement par le biais de cette Constitution (à l’image du Contrat Social de Rousseau). L’article 33 de la Constitution précise d’ailleurs que “tous les pouvoirs émanent de la Nation“. Le peuple peut donc choisir de révoquer le Roi et d’instaurer une république en votant pour des partis républicains. Depuis que le système monarchique a été choisi par nos ancêtres lors de la révolution belge, le peuple a plusieurs fois choisi de garder la monarchie. L’exemple de la consultation populaire sur le retour de Léopold III sur le territoire national en 1950 saute aux yeux, mais c’est loin d’être le seul exemple. Lors de chaque réforme de l’état, il était loisible aux négociateurs de changer de système politique, ils ne l’ont pas fait. Dont acte… Enfin, pour ceux qui affirment encore que c’est un système anti-démocratique, je leur rappelle l’élection démocratique du farfelu Laurent Louis ou de l’ignoble Adolf Hitler…
Certaines personnes disent que les successeurs d’Albert II sont des ignares incapables de gérer le pays. Je ne crois pas du tout que Philippe soit un incapable. Il est tout de même titulaire d’un Master en Sciences-Politique de l’Université de Standford, l’une des plus prestigieuses universités des États-Unis. Je suis d’accord avec le fait qu’il ne soit pas à l’aise en public. Qui le serait en sachant que tout le monde scrute le moindre faux pas commis et que tout le monde vous prend pour un imbécile ? Toutes les missions économiques du prince (elles sont bien souvent qualifiées de très réussies dans la presse) prouvent qu’il est capable d’agir et qu’il le fait bien. Tous ceux qui l’ont rencontré ne démentent pas ce fait. Depuis sa naissance -ou presque- il a été préparé à monter sur le trône. On lui a inculqué toutes les valeurs nécessaires à un bon Roi, et je ne doute pas que Philippe Ier (à moins qu’il ne choisisse comme nom de règne Baudouin II) sera un très grand Roi.
La monarchie est une vitrine du savoir-faire belge. Toutes les visites princières sont médiatisées, cela fait de la publicité positive pour les entreprises ou les associations. Cela peut aussi être le cas pour des visites présidentielles, mais la visite peut alors être politisée et porter préjudice à la démocratie. Non seulement les visites constituent une belle vitrine du savoir-faire belge, mais les princesses arborent les créations de nombreux créateurs belges méconnus.
Du fait de la longueur possible d’un règne, la prégnance d’un souverain est plus importante que celle d’un président de la république. Petit quiz exemplatif : citez-moi 5 monarques qui régnaient en 1900 (Léopold II de Belgique, Victoria du Royaume Uni, Nicolas II de Russie, François-Joseph d’Autriche-Hongrie, Guillaume II d’Allemagne…), je vous mets maintenant au défi de me citer 5 présidents ou premiers ministres qui gouvernaient en 1900 (Émile Loubet, président français, Paul de Smet de Naeyer, chef du Cabinet en Belgique, William Mc Kinley, président des USA, Robert Gascoyne-Cecil, premier ministre du Royaume-Uni…). Connaissiez-vous ces derniers ? On peut essayer avec les chefs d’état de 2012, prenons ceux de l’Union Européenne, qui est le roi d’Espagne et qui est le président/premier ministre du Portugal ? Quel est le souverain des Pays-Bas, quel est le premier ministre des Pays-Bas ? Ceci est dû au fait que la monarchie voit sur le (très) long terme, contrairement à la république qui change de président tous les 5 à dix ans.
Certaines personnes affirment que la monarchie coûte beaucoup trop cher. Je ne suis pas d’accord. Le Roi ne perçoit aucun salaire. Il reçoit juste une Liste civile (enveloppe allouée par le gouvernement). En outre, la reine Fabiola et les enfants du Roi (Philippe, Astrid et Laurent) perçoivent une dotation. La somme de la liste civile et des dotations est d’environ 10.000.000€. Cela représente moins d’1€ par belge. Lors du prochain règne, seuls le Roi, la reine douairière (s’il y en a une) et l’héritier du trône bénéficieront d’une dotation. Je ne pense pas que ce soit excessif, un président coûte plus cher dans une république. En outre, l’entretien des bâtiments royaux ne coûte rien au citoyen, ils sont à la charge de la Donation Royale (excepté le Palais Royal ainsi que le Château de Laeken qui sont du ressort de la Régie des Bâtiments) .
Voici la répartition des dépenses de la Liste civile :
| Dépenses de personnel | 66,6 % |
| Entretien des domaines et meubles | 12,5 % |
| Activités, visites … | 5,5 % |
| Chauffage, gaz, électricité, eau | 4,9 % |
| Fonctionnement de l’administration | 2,6 % |
| Frais de ménage | 1,6 % |
| Parc automobile | 4,5 % |
| Divers (assurances …) | 1,8 % |
Je me suis ‘attaqué’ aux détracteurs de la monarchie et aux républicains. Je tiens cependant à dire que je ne pense pas que la monarchie (et à travers elle la famille royale) est avec la bière et l’équipe nationale de football le seul ciment du pays. Comment un pays comme la Belgique pourrait avoir tenu plus de 180 ans sur ces seuls faits ? Je concède qu’elle peut être un élément fédérateur, mais de là à parler de ciment, je crois que Maurice pousse le bouchon un peu loin. Certains comparent la Belgique avec la Suisse pour vanter les mérites de la république. Il faut quand même rappeler que la Suisse existe depuis plus de 700 ans et qu’elle ne connaît pas les problèmes communautaires qu’il peut y avoir dans notre pays.
Lors de la crise politique de 2010-2011, Albert II a prouvé à maintes reprises l’utilité de la monarchie. Qu’aurions-nous fait sans lui ? Imaginez que le chef d’état eut été un président, flamand, francophone, germanophone ? En raison du poids démographique des communautés, il serait normal que ce soit un Flamand, non ? Les francophones accepteraient-ils d’être toujours dirigés par des Flamands ? Rien n’est moins sûr. En plus organiser une élection présidentielle avec des partis politiques régionaux ne serait pas très aisé, comment faire pour respecter la parité linguistique ? Utiliser l’alternance ? Il me semble que ce n’est pas très démocratique non plus…
Je terminerai mon argumentation par une note plus légère. La monarchie et l’image qu’elle véhicule font rêver. Qu’on ne se voile pas la face. C’est toujours chouette de rêver. Toutes les jeunes filles anglaises auraient rêvé être à la place de Catherine Middleton en avril 2011. La famille royale belge est en quelque sorte la famille de tous les Belges, certes placée dans une tour d’argent par sa fonction mais néanmoins proche du peuple et des citoyens. Pour conclure, je pense que la monarchie a fait ses preuves et qu’elle est la seule option pérenne en Belgique. Cet article est un peu long mais il répond à la majorité des arguments en défaveur de ce système politique. Je ne suis pas ennemi du débat, j’accepte les arguments des républicains mais j’ai tout simplement un autre point de vue sur la chose.
Article de Sylvain Dougniaux, membre de Pro Belgica Hainaut, qui avait été publié initialement sur son blog en mars dernier.
jeudi 12 avril 2012
Vrijheidsdefilé à Wageningen (Pays-Bas) le 5 mai 2012
En collaboration avec le Comité National Belge du Souvenir, les Amis Commando-Para Bruxelles invitent les membres de Pro Belgica au Vrijheidsdefilé à Wageningen (Pays-Bas) le samedi 5 mai 2012. "Wageningen", comme les participants l'appellent, ne se décrit pas parce qu'il s'agit d'une expérience à vivre, à ressentir. Une ambiance extraordinaire de liesse mêlée d'émotion, d'enthousiasme bon enfant et de reconnaissance, tant pour les sacrifices du passé que pour l'engagement du présent et les promesses d'avenir. Ce défilé, vraiment émouvant, est unique en Europe. Rejoignez les rangs de la délégation belge de Pro Belgica marchant fièrement derrière ses propres drapeaux, conscients que l'enthousiasme et les applaudissements du public s'adressent, au-delà de nos personnes, à tous les Belges dont les sacrifices, sur les champs de bataille comme dans l'ombre de la résistance, ont permis la libération d'une occupation et notre liberté actuelle.
Infos : départ du car à 9h précises. Rendez-vous devant la brasserie "Le Rustique", avenue du Cimetière de Bruxelles 155 à 1140 Evere. Pique-nique (2 euros) sur place. Arrêt dans un restaurant au retour ; arrivée prévue à Bruxelles vers 22h. Les anciens combattants marchant difficilement prendront place dans d'anciens véhicules militaires du défilé.
Inscription : avant le 24 avril 2012 par paiement. NOMBRE DE PLACES LIMITE !
Coût : car + repas du soir (hors boissons) : 37 euros à virer au compte de l'association ACPVB (Iban : BE51 0682 4887 6462, Bic : GKCCBEBB).
Communication : Wageningen Pro Belgica
Coordinateur : Erich D'Hulster, président des Amis Commando-Para Bruxelles et membre de Pro Belgica (tél : 0473/ 32. 22. 99).
mardi 10 avril 2012
Actualités patriotiques à Ploegsteert
Le dimanche 1er avril s'est tenu, au monument aux morts de Ploegsteert, la cérémonie annuelle du Souvenir du Groupement des Poilus et Amis Français de Ploegsteert. Ensuite, une cérémonie a également eu lieu à la stèle du Fond de l'eau.
| (Photo Jean-Michel Van Elslande) |
Vendredi 6 avril, le Last Post s'est habituellement déroulé au Mémorial Britannique, en comptant la participation du Bolton Scottish Pipes and Drums. D'autres associations locales s'étaient associées à cette cérémonie, comme le Rotary de Comines, l'association Probus et le Lion's Club Comines-Europe.
| (Photo Jean-Michel Van Elslande) |
| (Photo Jean-Michel Van Elslande) |
Merci à Jean-Michel Van Elslande, membre de Pro Belgica Hainaut, qui était présents à ces deux cérémonies.
D'autres photos sur www.ploegsteert.info
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